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Articles de presse Octobre 2001
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Faut-il
encore parler de surprise ? (Le
Soir : 29/10/2001) |
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Tournai
a pleinement réussi son début de
saison et le public ne s'y trompe pas.
Ce n'était pas encore la grande foule
ni le fol enthousiasme, mais l'amélioration
est sensible.Et pour sûr, tout ce beau
monde reviendra car s'il ne fut que
rarement question d'académisme, le scénario
à suspense valait à lui seul le déplacement.
La
règle des 24 secondes aurait-elle été
rabotée de moitié ? On aurait pu le
penser à la vue d'un prélude marqué
par la précipitation. Un pauvre 3 sur
11 pour un maigre 5-4 (4e) : les acteurs
ont bâclé leur entrée en scène.
Incapables de dompter leur impatience,
les Flandriens arrosaient sans succès
à distance et Tournai, le premier à
penser son basket, profita des assists
de Wim Van de Keere pour prendre ses
distances : 14-8. Sneed (2 sur 7)
traduisait l'impuissance des Flandriens
(6 sur 18) à mettre de l'ordre dans
leurs idées, même si la casse s'avérait
limitée au quart-temps : 20-18. Leur maîtrise
du rebond (5 à 11) et l'inefficience du
jeu intérieur local l'expliquaient pour
une bonne part. Si le mal de vivre du
duo Gardiner-Harris (0 sur 11) face à
la zone replaça plus d'une fois le
train tournaisien sur les rails du succès
(33-27), l'instant de grâce de Tom Van
de Keere ramena la trame de ce match à
celle d'un âpre coude à coude symbolisé
par le duel entre Mason (18 pts) et
Sneed (16 pts) : 42-43 au repos. La
reprise se voulut dans la continuité de
ce basket échevelé, avec pas mal de déchets,
mais aussi quelques phases
spectaculaires. Bref, cela courait,
sautait, shootait et frottait aux quatre
coins du terrain sans qu'aucun des
protagonistes ne parvienne à prendre
ses distances. Même les paniers de
contre-attaques offerts à l'omniprésent
Mason refusaient d'être décisifs :
62-59 (30e). Au four et au moulin, De
Bel (5 sur 7 et 12 rbs) permettait aux
siens de ne pas s'inquiéter de la réussite
à distance de Wim Van de Keere : 68-68
à l'entrée du " money time
". Tournai était constamment aux
avant-postes (75-70, 80-76) mais sans
parvenir à porter l'estocade : 83-83 au
terme des 40 minutes. Prolongation et même
canevas : Tournai qui mène (88-85),
Wevelgem qui s'accroche (90-90). C'est
finalement Mason, au prix d'un panier
extraordinaire de volonté, qui crucifia
les Flandriens.
MICHEL
BOMBOIR
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A
l'arraché, certes, mais mérité (La
Dernière Heure-Les Sports : 29/10/2001) |
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Tournai
93 Wevelgem 92(après prol.)
Au-delà
de la rivalité, due à la proximité
géographique des deux clubs, le besoin
de points du côté des visiteurs et
l'envie de renouer avec la victoire dans
le chef des Tournaisiens étaient les
enjeux de cette rencontre. Surtout que,
pour les promus, après quatre matches
face à des gros calibres, l'équipe
wevelgemoise fait partie de celles
qu'ils jugent à leur portée. Et, à
l'issue des débats, tandis que Rajko
Toroman restait sans voix, constatant le
piètre début de championnat du Power
(une seule victoire), le mentor des Sang
et Or, lui, était satisfait du
résultat.`Ce genre de match, ce n'est
pas bon pour mon cœur´, plaisantait un
Werner Rotsaert tout sourire. `Je crois
que nous n'avons pas joué notre
meilleur jeu cet après-midi, notamment
dans notre secteur intérieur. Mais nous
l'avons finalement emporté, et c'est le
principal.´ Emprunt de nonchalance, et
de nervosité pour certains, le début
de match avait été mauvais de part et
d'autre, marqué par de nombreuses
tentatives infructueuses (20-18 à la
10e). Mais Sneed, d'un côté, imité
par Mason et Wim Van de Keere qui était
par ailleurs opposé à son frère Tom
sur le terrain , se chargeaient
d'apporter un peu de créativité et des
points pour arriver à la mi-temps sur
le score de 42-43. Wevelgem, à l'image
de Gardiner, se cherchait en attaque,
tandis que les pivots tournaisiens
n'étaient pas aussi présents au rebond
ni précis en zone offensive que d'habitude.Entre
deux pertes de balle, le score
évoluait, toujours en faveur des locaux
(62-59 à la 30e). Mais malgré les
interceptions et les contres rapides de
Mason, De Bel se réveilla au cours du
4e quart, et le Power parvint à
arracher la prolongation (83- 83). Le
jeune meneur US de Tournai prit alors
ses responsabilités, et les siens
l'emportaient sur le fil.
Jean-Michel
Manderick
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A
deux doigts de l'exploit en Nationale
1 (Le Courrier de l'Escaut
22/10/2001) |
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Tel.
Ostende-Tournai 77-73
Il
est des défaites qui valent des
victoires dans l'esprit de certains.
Celle encourue à Ostende par les «
Sang et or
» en est l'exemple.
WERNER
ROTSAERT est un gars ambitieux quant à
la qualité du jeu à déployer par ses
joueurs. Samedi
passé aux Halles de Jemappes, il avait
été franchement déçu non sans avoir
très sportivement vanté la qualité du
collectif montois auquel il avait été
opposé. Il
apprécia dès lors à juste titre les
éloges d'Aaron Mac Carthy, le mentor
américain d'Ostende.
Mais
on sentait Werner Rotsaert nerveux, on
le voyait marqué, éprouvé par la
rencontre qu'il venait de vivre à du
cent à l'heure le long de la ligne de
touche. Une
rencontre où ses protégés avaient
fait souffrir et même douter les
tenants du titre, ces stars qui
évoluent en Euroligue, ce club où l'on
jongle pourtant depuis plusieurs saisons
avec plus d'une centaine de millions.
On
aurait donc compris sa fierté mais non,
il en avait «
gros sur la patate
»
: «
Statistiques en main, l'analyse
coule de source. C'est, sportivement
parlant, à la ligne des lancers francs
que nous perdons le match. Le fait
d'avoir limité nos adversaires à neuf
points durant l'ultime quart temps me
rassure quant à ma défense qui avait
pris eau de toutes parts à Mons.
Dommage que Gemaljevic débute mal son
match (NDLR
: il manque trois shoots ouverts)
et perd confiance au fil du match
».
Un
grand... Biggs
Le
Croate, un des quinze meilleurs actuels
du championnat (49 points en trois
rencontres) ne rentra qu'un (petit)
point au cours des vingt et une minutes
qu'il passa sur le parquet ostendais.
Le
mentor tournaisien poursuit son analyse
dans un tout autre domaine
: «
J'ai hâte de revoir la cassette
du match et plus particulièrement
l'ultime pénétration de Melvin Mac
Cants dans la raquette alors qu'il reste
huit secondes de jeu. Faute flagrante
aux yeux de tous les spectateurs et du
duo arbitral Hainaut-Monsieur mais aucun
des deux ne prit la responsabilité de
la siffler. J'apprécie d'autant mieux
la réaction du joueur adverse
».
Ralph
Biggs s'empressa d'aller présenter ses
excuses auprès du pivot tournaisien
sitôt la fin de match sifflée.
Un
grand monsieur assurément tout comme il
l'avait été quarante minutes durant
: intenable dans ses drives et
mouvements de rotation en direction de
l'anneau, insolent dans ses tentatives
à l'anneau. Avec Alton Mason côté
visiteur, il fut unanimement considéré
comme le sauveur de son équipe (26
points).
Sans
lui, le BC local serait-il revenu au
score tant en fin de premier quart temps
qu'à l'approche de la pause
? Pas sûr, pas sûr du tout.
Ne
prête-t-on également qu'aux riches
dans le gratin du basket belge
? Qu'est-ce actuellement que le
BC Tournai Estaimpuis
? Tout
au plus un... néo-promu. Et
de se souvenir de la faute technique
immédiatement infligée à Visnevics
pour rouspétance alors qu'un
Praskevicius (sacré Most Valuable
Player du championnat dernier)
inexistant samedi vu le marquage de
Rados et/ou Mac Cants s'autorisa bon
nombre de «
coups de gueule » au duo arbitral.
Du
jamais vu
Calme
quasi plat sur les gradins ceinturant l'Arena
Mister V quelques minutes avant le coup
d'envoi... Hystérie généralisée au
moment où le speaker de service entame
la composition de l'équipe locale.
Deux
mille personnes se lèvent de concert,
tapent dans les mains, hurlent obligeant
le disk-jockey à monter le
potentiomètre de sa sono déjà
tonitruante. Les pom-pom girls se
déhanchent à n'en plus finir avant
qu'une fanfare de quinze musiciens ne
prenne la relève
: im-pres-sion-nant, du jamais
vu.Et de rêver qu'on vive un jour cela
au hall des sports de la ville de
Tournai.
Fidèles
supporters
Une
centaine de supporters tournaisiens
n'avaient pas hésité à rejoindre la
«
reine des plages
» pour encourager leurs favoris
et, croyez-nous, ils se sont fait
entendre encourageant tant et plus les
«
Sang et or
» d'un bout à l'autre de la
rencontre à l'inverse de ceux de
l'équipe locale qui sifflèrent les
basketteurs locaux lorsque le marquoir
n'évoluait pas à leur guise.
Comme
partout, il y a les supporters de la
victoire et... les autres.
Lancers
francs
«
Quatorze lancers francs réussis
sur les vingt-six octroyés, voilà qui
est mortel lorsque la rencontre est
serrée et plus que regrettable lorsque
la rencontre se termine sur un score qui
l'est tout autant. Inutile de dire que
ce genre d'exercice figurera sur mes
préparations quotidiennes.
Bien
sûr que nous travaillerons cela en
cours de semaine.
»
Par
comparaison, les Ostendais en
enfilèrent vingt sur les vingt-deux
octroyés. Ils avaient l'avantage de les
tenter dans un calme relatif pour ne pas
dire total alors que nos régionaux
eurent à le faire dans un chahut
indescriptible.De là à enregistrer des
« bruits » de
foule et à passer la cassette lors des
séances de tirs en la salle
tournaisienne, pourquoi pas.
Professionnalisme
Sportivement
parlant, on a coutume de dire qu'il y a
un fossé, un gouffre, un monde d'écart
entre le niveau du basket pratiqué au
sein de l'élite par comparaison avec
celui de la nationale 2.Il en va
également ainsi dans bien d'autres
domaines
: accueil et réception presse
tant avant qu'après la rencontre,
conférences des coaches et joueurs
demandés réglées comme du papier à
musique. Un
plus à Ostende, fief il est vrai des
champions en titre, et rompus aux
matches de coupe d'Euroligue, Korac ou
autre depuis de nombreuses années
: tant à la pause que trois
minutes après la fin du match, le
syndic presse (eh oui) distribue à
chaque journaliste les statistiques
détaillées de la prestation de chaque
joueur. Exemple
à suivre...
Full
time
C'est
précisément en lisant les dites
statistiques qu'on a pu vérifier les
temps de jeu de chaque joueur.
On
ne s'étonnera pas qu'aussi bien Werner
Rotsaert qu'Aaron Mac Carthy ne se sont
pas passés une seconde de leurs
meilleurs éléments
: du non-stop pour les «
Tournaisiens » Bruce Chubick et Alton Mason (25 et 17 points, 9 rebonds)
alors que «
l'Ostendais
» Ralph Biggs et son coéquipier
Christian Beghin (26 et 11 points, 9
rebonds) prestaient durant trente-huit
et trente-six minutes.
PEMMS
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L'Arena
Mister V a tremblé (La Dernière
Heure-Les Sports, 22/10/2001) |
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Ostende 77 Tournai 73
OSTENDE- Les champions en titre ont battu les promus.
Résumé en une phrase, le résultat du
match qui s'est joué samedi soir à l'Arena
Mister V paraît d'une logique
implacable. Mais cette logique ne fut
pas exactement celle observée sur le
parquet, et celle-ci mérite qu'on en
tire quelques enseignements.
Car les trois minutes initiales mises à part (11-2),
les Tournaisiens ont livré une bonne
prestation. Une prestation digne de la
première division, ce qui n'est pas
négligeable dans le chef d'une
formation qui vise le maintien cette
saison. Ensuite, Ostende n'a pas été battu mais il s'en est
fallu de peu, et la chose n'est donc pas
impossible (25-26, 43-49, 68-62 et 75-73
à quelques secondes du terme, moment
auquel les visiteurs auraient pu
égaliser, s'ils avaient obtenu les
lancers francs qu'ils espéraient).
`Nous aurions pu gagner mais nous perdons notamment
à cause de notre faible pourcentage aux
lancers francs (14/26)´, lança Werner
Rotsaert à l'issue des débats. Une
réaction qui contraste avec le
réalisme, bien fondé, du même mentor
tournaisien avant le match, moment
auquel il lui semblait quelque peu
utopique de songer à la victoire.
Une fois de plus, donc, les promus avaient les pieds
sur terre à l'entame de la rencontre
et, une fois de plus, ils ont joué à
un très bon niveau. Certes, ils se
trouvèrent face à des Ostendais qui
battaient quelque peu de l'aile, d'où
est pourtant venu leur sauveur en
attaque, Ralph Biggs, s'appuyant sur une défense plus efficace en
deuxième mi-temps. Dans le camp
tournaisien, Mason, Van de Keere et
Chubick ont été fidèles à
eux-mêmes, tandis que là où l'on
attendait Gemaljevic, c'est Visnevics
qui, sortant du banc, apporta ce petit
plus de créativité.
S'ils peuvent être déçus de s'être finalement
inclinés, les hommes de Werner Rotsaert
n'ont certainement pas à rougir de
cette défaite chez le champion en
titre. Et, du côté ostendais, on a
fait preuve de caractère et les
Côtiers ont été capables de maintenir
un léger avantage tout au long de la
seconde période, pour s'imposer sur le
fil.
Jean-Michel
Manderick
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Pas
un oiseau pour le chat (Sportmagazine
: semaine 42) |
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INSIDE
BASKET - WERNER
ROTSAERT
Après
trois journées de championnat, une
chose est sûre: le BC
Tournai-Estaimpuis ne sera pas l'oiseau
pour le chat que certains avaient prédit.
Etes-vous
surpris vous-même par ce bon début de
saison?
Werner
Rotsaert: Oui et non. Il y avait des
signes avant-coureurs. En période de préparation,
nous avions remporté 11 matches amicaux
sur 14. Certains adversaires étaient
des équipes de D2, mais nous avions
aussi très bien joué face à une
formation de calibre européen comme le
PSG. On nous avait sans doute sous-estimé
en affirmant, avant le début du
championnat, que nous lutterions avec
Hasselt pour le siège basculant.
Restons les pieds sur terre, malgré
tout: nous visons pas le titre. Pas même
les playoffs. Encore que: dans la
formule actuelle, il suffit de laisser
trois équipes derrière soi pour y accéder.
Lors
des premiers matches de championnat, on
a surtout pu constater une bonne
organisation et une bonne défense.
C'est
logique. En période de préparation,
j'ai commencé par travailler l'aspect défensif.
C'est plus facile à apprendre que les
schémas offensifs. Au début, nous
avions un pourcentage de réussite aux
tirs trop faible. Cela s'est amélioré.
En outre, la volonté a souvent compensé
les manquements. Cela ne réussira pas
à chaque coup. Nous avons sans doute bénéficié
de l'effet de surprise. Désormais, les
adversaires nous prendront au sérieux
et s'adapteront à notre jeu. Mais le
capital déjà emmagasiné nous
permettra de nous rendre à Ostende,
l'esprit serein.
Votre
principale force, à savoir la
collectivité, n'est-elle pas aussi
votre principable faiblesse: vous ne
possédez pas de joueur capable de
prendre le match à son compte.
Peut-être,
mais j'ai constaté qu'à chaque match,
le marquoir était alimenté par des
joueurs différents. Cela signifie que
le danger peut venir de partout.
Quelle
est votre plus belle satisfaction,
jusqu'ici?
Avoir
réussi, en deux mois, à faire d'un
groupe hétérogène, un bloc homogène.
A l'exception de Melvin McCants, tous
les joueurs sont nouveaux. Il n'y avait
pas d'argent pour attirer de grosses
vedettes. Je n'ai jamais rêvé de Tomas
Van den Spiegel, mais j'aurais
volontiers accueilli Piet Debel, par
exemple. Il a préféré se lier à
Wevelgem. Faute d'individualités, je me
suis ingénié à former un bloc équilibré,
à base de joueurs européens et de
jeunes promesses belges, et j'ai mis
l'accent sur l'esprit collectif. Cela a
réussi au-delà de toute espérance.
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Sur
sa lancée en Nationale 1 (Le
Courrier de l'Escaut : 8/10/2001) |
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Un
premier et long déplacement n'est,
dit-on, jamais chose aisée. Sauf...
pour les Tournaisiens, déjà vainqueurs
lors dela journée d'ouverture.
EXCEPTION
faite pour leur second quart temps, les
Sang et or avaient séduit face à Bree
voici huit jours. Séduit aussi bien
leurs inconditionnels supporters que les
multiples observateurs venus (parfois même
de loin) en curieux.
La
presse dans son ensemble n'avait
d'ailleurs pas manqué de vanter les mérites
des Tournaisiens, eux qui comptèrent
jusqu'à vingt-deux points d'avance
avant d'en conserver quatorze au coup de
sifflet final (84-70).
Confirmer
cela à Pepinster était toutefois une
autre paire de manches et si, images vidéo
à l'appui, Werner Rotsaert avait bien
préparé ses joueurs en cours de
semaine, il s'était surtout efforcé de
ne pas mettre de pression sur leurs épaules.
«Je
l'ai dit et répété, nos quatre
premiers matches pouvaient très bien se
solder par autant de défaites vu les
cartes de visite de nos adversaires.
Tout point récolté sera pour nous du
bonus
».
En
fait de bonus, c'est plutôt de sans
faute qu'il faut parler pour le moment
: trois points dimanche passé,
trois points samedi soir, total six et,
vu l'average, une première place au
classement de nationale 1 aux côtés de
Mons Hainaut et Ostende, deux formations
où se déplacent nos régionaux lors
des prochains week-end.
«Tout
le monde connaissait son job, tout le
monde l'a effectué à la perfection et
l'euphorie qui régnait au vestiaire
faisait plaisir à voir, à partager,
dit Trotsaert. Vous savez, j'ai à ma
disposition un groupe compact, solide,
solidaire, discipliné où personne ne
tire la couverture de son côté
».
Collectivité
exemplaire
Notre
interlocuteur n'a pas tort
: en un minimum de temps, il est
parvenu à souder une somme
d'individualités qui ne se
connaissaient ni d'Eve ni d'Adam il y a
deux mois.
«
Cela se voit plus particulièrement
en défense car si nos adversaires possédaient
deux gars au-dessus des 2 m 10, mes
quatre tours se sont relayées pour les
contrer
».
Bien
qu'ayant fait la course en tête durant
la quasi totalité des deux premiers
quart temps, cela n'apparaissait pas au
marquoir (30-32) mais à la reprise,
tournant du match.
«
Notre défense s'est montrée
intransigeante au point de limiter
l'adversaire à douze points en dix
minutes avant de miser sur Gemaljevic à
distance, analyse l'entraîneur. Des
contre-attaques aussi rapides
qu'efficaces nous permirent de terminer
à l'aise
».
À
l'aise en effet, et ce devant un public
verviétois qui... sifflait ses propres
joueurs, lesquels encaissent une deuxième
défaite en autant de rencontres.
«
Nous allons samedi soir à Mons.
On a le moral, nous espérons que notre
nouveau public va nous suivre. Où sont
nos limites actuelles ? ». Bonne
question, Werner, mais, en attendant,
que de joies procurées à toute une région
! «
Incroyable mais vrai
» disait en son temps un certain
Jacques Martin...
Scores
intermédiaires
Premiers
quart temps : 0-3, 4-3 puis 6-9 (5), 8-16 et 12-17 (10) avant 14-19,
21-22 (15), 25-32 (18) et 30-32.
Derniers
quart temps : 34-45 et 42-54 puis 49-54 et 60-80.
Points
marqués
GP
Pepinster
: Muya, Rasquin, Hervelle 0+2,
FAISON 11+9, Sergeant 7+0, BROWN 0+3,
Starosta 0+4, STIGA 2+4, HASLAM 6+8,
JORSSEN 4+0.
BC
Tournai
: MASON 12+14, CHUBICK 0+2, VAN
de KEERE 8+8, Gemaljevic 6+15, Ampe,
RADOS 2+0, Mac Cants 2+6, Colak,
VISNEVICS 2+3.
PEMMS
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Des
Promus très à l'aise (La
Dernière Heure : 8/10/2001) |
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Pepinster
60 Estaimpuis 80
WEGNEZ
Certes, les Pépins n'ont pas été bons
samedi soir. Certes, ceux-ci devaient se
passer d'un David Kalut (entorse) très
présent le week-end précédent.
Certes, enfin, les locaux ne purent
compter sur un Earl Brown en pleine
possession de ses moyens Mais les
chiffres sont là. Vingt unités d'écart
et deux victoires en deux matches pour
les promus.
Samedi
soir, au Hall du Paire, les deux
formations savaient que la majeure
partie des débats allait se dérouler
dans la raquette. `C'est vrai qu'avec la
taille que possède également Pepinster,
nous avons travaillé toute la semaine
dans la perspective d'un rude combat
sous l'anneau´, confiait Rados, le
pivot croate des promus.
D'entrée
de jeu, on observa deux défenses fort
hermétiques. Et notamment grâce au
travail de Bruce Chubick sur Haslam qui
fut l'élément moteur de la belle
prestation pepine face à Anvers , les
visiteurs parvinrent à conquérir
rapidement un léger avantage (12-17 à
la 10e). Si Faison, d'un côté, et Van
de Keere, de l'autre, tentèrent bien de
semer la zizanie dans le fief des intérieurs,
et ainsi provoquer des fautes chez les
pivots adverses, il était difficile de
faire oublier l'absence de danger extérieur
dans les deux camps. Le second
quart-temps sembla encore plus haché
que le premier, et les pertes de balle
succédèrent aux shoots manqués
pendant une petite dizaine de minutes
(30-32 à la mi-temps).
Werner
Rotsaert s'adapte à l'adversaire
Si
tout restait possible pour la suite des
échanges, on sentait que les
Estaimpuisiens jouaient sans pression
particulière. Et au retour des
vestiaires, ils se contentèrent
d'appliquer avec brio les consignes dictées
par Werner Rotsaert. La mise en place de
leur excellente défense de zone leur
permit d'enfin accélérer le jeu. Au même
moment, les troupes de Niksa Bavcevic
plièrent une première fois. Brown (4e
faute), puis Jorssen (plaie au visage)
constatèrent depuis la touche la réussite
retrouvée à distance de Mason, de Van
de Keere et de Gemaljevic, ce dernier en
profitant pour sceller les chiffres à
42-54 à la 30e, d'un panier de neuf mètres.
Une
nouvelle fois, Werner Rotsaert était
parvenu à s'adapter à ses adversaires
du soir. Des adversaires qui connurent
un dernier quart synonyme de calvaire. Dépités,
sous les sifflets des supporters, les
Pepins subirent les derniers assauts de
Mason et de ses équipiers sans réagir.
Jean-Michel
Manderick
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