Fédération Royale belge de Basket-ball - Matricule 2198

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Articles de presse Octobre 2001


Faut-il encore parler de surprise  ? (Le Soir : 29/10/2001)

 

Tournai a pleinement réussi son début de saison et le public ne s'y trompe pas. Ce n'était pas encore la grande foule ni le fol enthousiasme, mais l'amélioration est sensible.Et pour sûr, tout ce beau monde reviendra car s'il ne fut que rarement question d'académisme, le scénario à suspense valait à lui seul le déplacement.

La règle des 24 secondes aurait-elle été rabotée de moitié ? On aurait pu le penser à la vue d'un prélude marqué par la précipitation. Un pauvre 3 sur 11 pour un maigre 5-4 (4e) : les acteurs ont bâclé leur entrée en scène. Incapables de dompter leur impatience, les Flandriens arrosaient sans succès à distance et Tournai, le premier à penser son basket, profita des assists de Wim Van de Keere pour prendre ses distances : 14-8. Sneed (2 sur 7) traduisait l'impuissance des Flandriens (6 sur 18) à mettre de l'ordre dans leurs idées, même si la casse s'avérait limitée au quart-temps : 20-18. Leur maîtrise du rebond (5 à 11) et l'inefficience du jeu intérieur local l'expliquaient pour une bonne part. Si le mal de vivre du duo Gardiner-Harris (0 sur 11) face à la zone replaça plus d'une fois le train tournaisien sur les rails du succès (33-27), l'instant de grâce de Tom Van de Keere ramena la trame de ce match à celle d'un âpre coude à coude symbolisé par le duel entre Mason (18 pts) et Sneed (16 pts) : 42-43 au repos. La reprise se voulut dans la continuité de ce basket échevelé, avec pas mal de déchets, mais aussi quelques phases spectaculaires. Bref, cela courait, sautait, shootait et frottait aux quatre coins du terrain sans qu'aucun des protagonistes ne parvienne à prendre ses distances. Même les paniers de contre-attaques offerts à l'omniprésent Mason refusaient d'être décisifs : 62-59 (30e). Au four et au moulin, De Bel (5 sur 7 et 12 rbs) permettait aux siens de ne pas s'inquiéter de la réussite à distance de Wim Van de Keere : 68-68 à l'entrée du " money time ". Tournai était constamment aux avant-postes (75-70, 80-76) mais sans parvenir à porter l'estocade : 83-83 au terme des 40 minutes. Prolongation et même canevas : Tournai qui mène (88-85), Wevelgem qui s'accroche (90-90). C'est finalement Mason, au prix d'un panier extraordinaire de volonté, qui crucifia les Flandriens.

MICHEL BOMBOIR


A l'arraché, certes, mais mérité (La Dernière Heure-Les Sports : 29/10/2001)

 

Tournai 93 Wevelgem 92(après prol.)

 Au-delà de la rivalité, due à la proximité géographique des deux clubs, le besoin de points du côté des visiteurs et l'envie de renouer avec la victoire dans le chef des Tournaisiens étaient les enjeux de cette rencontre. Surtout que, pour les promus, après quatre matches face à des gros calibres, l'équipe wevelgemoise fait partie de celles qu'ils jugent à leur portée. Et, à l'issue des débats, tandis que Rajko Toroman restait sans voix, constatant le piètre début de championnat du Power (une seule victoire), le mentor des Sang et Or, lui, était satisfait du résultat.`Ce genre de match, ce n'est pas bon pour mon cœur´, plaisantait un Werner Rotsaert tout sourire. `Je crois que nous n'avons pas joué notre meilleur jeu cet après-midi, notamment dans notre secteur intérieur. Mais nous l'avons finalement emporté, et c'est le principal.´ Emprunt de nonchalance, et de nervosité pour certains, le début de match avait été mauvais de part et d'autre, marqué par de nombreuses tentatives infructueuses (20-18 à la 10e). Mais Sneed, d'un côté, imité par Mason et Wim Van de Keere qui était par ailleurs opposé à son frère Tom sur le terrain , se chargeaient d'apporter un peu de créativité et des points pour arriver à la mi-temps sur le score de 42-43. Wevelgem, à l'image de Gardiner, se cherchait en attaque, tandis que les pivots tournaisiens n'étaient pas aussi présents au rebond ni précis en zone offensive que d'habitude.Entre deux pertes de balle, le score évoluait, toujours en faveur des locaux (62-59 à la 30e). Mais malgré les interceptions et les contres rapides de Mason, De Bel se réveilla au cours du 4e quart, et le Power parvint à arracher la prolongation (83- 83). Le jeune meneur US de Tournai prit alors ses responsabilités, et les siens l'emportaient sur le fil.

Jean-Michel Manderick

 

A deux doigts de l'exploit en Nationale 1  (Le Courrier de l'Escaut 22/10/2001)

 

Tel. Ostende-Tournai 77-73

Il est des défaites qui valent des victoires dans l'esprit de certains. Celle encourue à Ostende par les «  Sang et or  » en est l'exemple.

WERNER ROTSAERT est un gars ambitieux quant à la qualité du jeu à déployer par ses joueurs. Samedi passé aux Halles de Jemappes, il avait été franchement déçu non sans avoir très sportivement vanté la qualité du collectif montois auquel il avait été opposé. Il apprécia dès lors à juste titre les éloges d'Aaron Mac Carthy, le mentor américain d'Ostende.

Mais on sentait Werner Rotsaert nerveux, on le voyait marqué, éprouvé par la rencontre qu'il venait de vivre à du cent à l'heure le long de la ligne de touche. Une rencontre où ses protégés avaient fait souffrir et même douter les tenants du titre, ces stars qui évoluent en Euroligue, ce club où l'on jongle pourtant depuis plusieurs saisons avec plus d'une centaine de millions.

On aurait donc compris sa fierté mais non, il en avait «  gros sur la patate  »  : «  Statistiques en main, l'analyse coule de source. C'est, sportivement parlant, à la ligne des lancers francs que nous perdons le match. Le fait d'avoir limité nos adversaires à neuf points durant l'ultime quart temps me rassure quant à ma défense qui avait pris eau de toutes parts à Mons. Dommage que Gemaljevic débute mal son match (NDLR  : il manque trois shoots ouverts) et perd confiance au fil du match  ».

Un grand... Biggs

Le Croate, un des quinze meilleurs actuels du championnat (49 points en trois rencontres) ne rentra qu'un (petit) point au cours des vingt et une minutes qu'il passa sur le parquet ostendais.

Le mentor tournaisien poursuit son analyse dans un tout autre domaine  : «  J'ai hâte de revoir la cassette du match et plus particulièrement l'ultime pénétration de Melvin Mac Cants dans la raquette alors qu'il reste huit secondes de jeu. Faute flagrante aux yeux de tous les spectateurs et du duo arbitral Hainaut-Monsieur mais aucun des deux ne prit la responsabilité de la siffler. J'apprécie d'autant mieux la réaction du joueur adverse  ».

Ralph Biggs s'empressa d'aller présenter ses excuses auprès du pivot tournaisien sitôt la fin de match sifflée.

Un grand monsieur assurément tout comme il l'avait été quarante minutes durant  : intenable dans ses drives et mouvements de rotation en direction de l'anneau, insolent dans ses tentatives à l'anneau. Avec Alton Mason côté visiteur, il fut unanimement considéré comme le sauveur de son équipe (26 points).

Sans lui, le BC local serait-il revenu au score tant en fin de premier quart temps qu'à l'approche de la pause  ? Pas sûr, pas sûr du tout.

Ne prête-t-on également qu'aux riches dans le gratin du basket belge  ? Qu'est-ce actuellement que le BC Tournai Estaimpuis  ? Tout au plus un... néo-promu. Et de se souvenir de la faute technique immédiatement infligée à Visnevics pour rouspétance alors qu'un Praskevicius (sacré Most Valuable Player du championnat dernier) inexistant samedi vu le marquage de Rados et/ou Mac Cants s'autorisa bon nombre de «  coups de gueule  » au duo arbitral.

Du jamais vu

Calme quasi plat sur les gradins ceinturant l'Arena Mister V quelques minutes avant le coup d'envoi... Hystérie généralisée au moment où le speaker de service entame la composition de l'équipe locale. Deux mille personnes se lèvent de concert, tapent dans les mains, hurlent obligeant le disk-jockey à monter le potentiomètre de sa sono déjà tonitruante. Les pom-pom girls se déhanchent à n'en plus finir avant qu'une fanfare de quinze musiciens ne prenne la relève  : im-pres-sion-nant, du jamais vu.Et de rêver qu'on vive un jour cela au hall des sports de la ville de Tournai.

Fidèles supporters

Une centaine de supporters tournaisiens n'avaient pas hésité à rejoindre la «  reine des plages  » pour encourager leurs favoris et, croyez-nous, ils se sont fait entendre encourageant tant et plus les «  Sang et or  » d'un bout à l'autre de la rencontre à l'inverse de ceux de l'équipe locale qui sifflèrent les basketteurs locaux lorsque le marquoir n'évoluait pas à leur guise.

Comme partout, il y a les supporters de la victoire et... les autres.

Lancers francs

«  Quatorze lancers francs réussis sur les vingt-six octroyés, voilà qui est mortel lorsque la rencontre est serrée et plus que regrettable lorsque la rencontre se termine sur un score qui l'est tout autant. Inutile de dire que ce genre d'exercice figurera sur mes préparations quotidiennes. Bien sûr que nous travaillerons cela en cours de semaine.  »

Par comparaison, les Ostendais en enfilèrent vingt sur les vingt-deux octroyés. Ils avaient l'avantage de les tenter dans un calme relatif pour ne pas dire total alors que nos régionaux eurent à le faire dans un chahut indescriptible.De là à enregistrer des «  bruits  » de foule et à passer la cassette lors des séances de tirs en la salle tournaisienne, pourquoi pas.

Professionnalisme

Sportivement parlant, on a coutume de dire qu'il y a un fossé, un gouffre, un monde d'écart entre le niveau du basket pratiqué au sein de l'élite par comparaison avec celui de la nationale 2.Il en va également ainsi dans bien d'autres domaines  : accueil et réception presse tant avant qu'après la rencontre, conférences des coaches et joueurs demandés réglées comme du papier à musique. Un plus à Ostende, fief il est vrai des champions en titre, et rompus aux matches de coupe d'Euroligue, Korac ou autre depuis de nombreuses années  : tant à la pause que trois minutes après la fin du match, le syndic presse (eh oui) distribue à chaque journaliste les statistiques détaillées de la prestation de chaque joueur. Exemple à suivre...

 Full time

C'est précisément en lisant les dites statistiques qu'on a pu vérifier les temps de jeu de chaque joueur. On ne s'étonnera pas qu'aussi bien Werner Rotsaert qu'Aaron Mac Carthy ne se sont pas passés une seconde de leurs meilleurs éléments  : du non-stop pour les «  Tournaisiens  » Bruce Chubick et Alton Mason (25 et 17 points, 9 rebonds) alors que «  l'Ostendais  » Ralph Biggs et son coéquipier Christian Beghin (26 et 11 points, 9 rebonds) prestaient durant trente-huit et trente-six minutes.

PEMMS

 

L'Arena Mister V a tremblé (La Dernière Heure-Les Sports, 22/10/2001)

 

Ostende 77 Tournai 73

OSTENDE- Les champions en titre ont battu les promus. Résumé en une phrase, le résultat du match qui s'est joué samedi soir à l'Arena Mister V paraît d'une logique implacable. Mais cette logique ne fut pas exactement celle observée sur le parquet, et celle-ci mérite qu'on en tire quelques enseignements.

Car les trois minutes initiales mises à part (11-2), les Tournaisiens ont livré une bonne prestation. Une prestation digne de la première division, ce qui n'est pas négligeable dans le chef d'une formation qui vise le maintien cette saison. Ensuite, Ostende n'a pas été battu mais il s'en est fallu de peu, et la chose n'est donc pas impossible (25-26, 43-49, 68-62 et 75-73 à quelques secondes du terme, moment auquel les visiteurs auraient pu égaliser, s'ils avaient obtenu les lancers francs qu'ils espéraient).

`Nous aurions pu gagner mais nous perdons notamment à cause de notre faible pourcentage aux lancers francs (14/26)´, lança Werner Rotsaert à l'issue des débats. Une réaction qui contraste avec le réalisme, bien fondé, du même mentor tournaisien avant le match, moment auquel il lui semblait quelque peu utopique de songer à la victoire. Une fois de plus, donc, les promus avaient les pieds sur terre à l'entame de la rencontre et, une fois de plus, ils ont joué à un très bon niveau. Certes, ils se trouvèrent face à des Ostendais qui battaient quelque peu de l'aile, d'où est pourtant venu leur sauveur en attaque, Ralph Biggs, s'appuyant sur une défense plus efficace en deuxième mi-temps. Dans le camp tournaisien, Mason, Van de Keere et Chubick ont été fidèles à eux-mêmes, tandis que là où l'on attendait Gemaljevic, c'est Visnevics qui, sortant du banc, apporta ce petit plus de créativité.

S'ils peuvent être déçus de s'être finalement inclinés, les hommes de Werner Rotsaert n'ont certainement pas à rougir de cette défaite chez le champion en titre. Et, du côté ostendais, on a fait preuve de caractère et les Côtiers ont été capables de maintenir un léger avantage tout au long de la seconde période, pour s'imposer sur le fil.

Jean-Michel Manderick

 

Pas un oiseau pour le chat  (Sportmagazine  : semaine 42)

 

INSIDE BASKET - WERNER ROTSAERT

Après trois journées de championnat, une chose est sûre: le BC Tournai-Estaimpuis ne sera pas l'oiseau pour le chat que certains avaient prédit.

 

Etes-vous surpris vous-même par ce bon début de saison?

Werner Rotsaert: Oui et non. Il y avait des signes avant-coureurs. En période de préparation, nous avions remporté 11 matches amicaux sur 14. Certains adversaires étaient des équipes de D2, mais nous avions aussi très bien joué face à une formation de calibre européen comme le PSG. On nous avait sans doute sous-estimé en affirmant, avant le début du championnat, que nous lutterions avec Hasselt pour le siège basculant. Restons les pieds sur terre, malgré tout: nous visons pas le titre. Pas même les playoffs. Encore que: dans la formule actuelle, il suffit de laisser trois équipes derrière soi pour y accéder.

Lors des premiers matches de championnat, on a surtout pu constater une bonne organisation et une bonne défense.

C'est logique. En période de préparation, j'ai commencé par travailler l'aspect défensif. C'est plus facile à apprendre que les schémas offensifs. Au début, nous avions un pourcentage de réussite aux tirs trop faible. Cela s'est amélioré. En outre, la volonté a souvent compensé les manquements. Cela ne réussira pas à chaque coup. Nous avons sans doute bénéficié de l'effet de surprise. Désormais, les adversaires nous prendront au sérieux et s'adapteront à notre jeu. Mais le capital déjà emmagasiné nous permettra de nous rendre à Ostende, l'esprit serein.

 

Votre principale force, à savoir la collectivité, n'est-elle pas aussi votre principable faiblesse: vous ne possédez pas de joueur capable de prendre le match à son compte.

 

Peut-être, mais j'ai constaté qu'à chaque match, le marquoir était alimenté par des joueurs différents. Cela signifie que le danger peut venir de partout.

Quelle est votre plus belle satisfaction, jusqu'ici?

Avoir réussi, en deux mois, à faire d'un groupe hétérogène, un bloc homogène. A l'exception de Melvin McCants, tous les joueurs sont nouveaux. Il n'y avait pas d'argent pour attirer de grosses vedettes. Je n'ai jamais rêvé de Tomas Van den Spiegel, mais j'aurais volontiers accueilli Piet Debel, par exemple. Il a préféré se lier à Wevelgem. Faute d'individualités, je me suis ingénié à former un bloc équilibré, à base de joueurs européens et de jeunes promesses belges, et j'ai mis l'accent sur l'esprit collectif. Cela a réussi au-delà de toute espérance.

 

 

Sur sa lancée en Nationale 1  (Le Courrier de l'Escaut  : 8/10/2001)

 

Un premier et long déplacement n'est, dit-on, jamais chose aisée. Sauf... pour les Tournaisiens, déjà vainqueurs lors dela journée d'ouverture.

 

EXCEPTION faite pour leur second quart temps, les Sang et or avaient séduit face à Bree voici huit jours. Séduit aussi bien leurs inconditionnels supporters que les multiples observateurs venus (parfois même de loin) en curieux.

La presse dans son ensemble n'avait d'ailleurs pas manqué de vanter les mérites des Tournaisiens, eux qui comptèrent jusqu'à vingt-deux points d'avance avant d'en conserver quatorze au coup de sifflet final (84-70).

Confirmer cela à Pepinster était toutefois une autre paire de manches et si, images vidéo à l'appui, Werner Rotsaert avait bien préparé ses joueurs en cours de semaine, il s'était surtout efforcé de ne pas mettre de pression sur leurs épaules.

«Je l'ai dit et répété, nos quatre premiers matches pouvaient très bien se solder par autant de défaites vu les cartes de visite de nos adversaires. Tout point récolté sera pour nous du bonus  ».

En fait de bonus, c'est plutôt de sans faute qu'il faut parler pour le moment  : trois points dimanche passé, trois points samedi soir, total six et, vu l'average, une première place au classement de nationale 1 aux côtés de Mons Hainaut et Ostende, deux formations où se déplacent nos régionaux lors des prochains week-end.

«Tout le monde connaissait son job, tout le monde l'a effectué à la perfection et l'euphorie qui régnait au vestiaire faisait plaisir à voir, à partager, dit Trotsaert. Vous savez, j'ai à ma disposition un groupe compact, solide, solidaire, discipliné où personne ne tire la couverture de son côté  ».

Collectivité exemplaire

Notre interlocuteur n'a pas tort  : en un minimum de temps, il est parvenu à souder une somme d'individualités qui ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam il y a deux mois.

«  Cela se voit plus particulièrement en défense car si nos adversaires possédaient deux gars au-dessus des 2 m 10, mes quatre tours se sont relayées pour les contrer  ».

Bien qu'ayant fait la course en tête durant la quasi totalité des deux premiers quart temps, cela n'apparaissait pas au marquoir (30-32) mais à la reprise, tournant du match.

«  Notre défense s'est montrée intransigeante au point de limiter l'adversaire à douze points en dix minutes avant de miser sur Gemaljevic à distance, analyse l'entraîneur. Des contre-attaques aussi rapides qu'efficaces nous permirent de terminer à l'aise  ».

À l'aise en effet, et ce devant un public verviétois qui... sifflait ses propres joueurs, lesquels encaissent une deuxième défaite en autant de rencontres.

«  Nous allons samedi soir à Mons. On a le moral, nous espérons que notre nouveau public va nous suivre. Où sont nos limites actuelles  ?  ». Bonne question, Werner, mais, en attendant, que de joies procurées à toute une région  ! «  Incroyable mais vrai  » disait en son temps un certain Jacques Martin...

Scores intermédiaires

Premiers quart temps  : 0-3, 4-3 puis 6-9 (5), 8-16 et 12-17 (10) avant 14-19, 21-22 (15), 25-32 (18) et 30-32. 

Derniers quart temps  : 34-45 et 42-54 puis 49-54 et 60-80. 

Points marqués

GP Pepinster  : Muya, Rasquin, Hervelle 0+2, FAISON 11+9, Sergeant 7+0, BROWN 0+3, Starosta 0+4, STIGA 2+4, HASLAM 6+8, JORSSEN 4+0.

BC Tournai  : MASON 12+14, CHUBICK 0+2, VAN de KEERE 8+8, Gemaljevic 6+15, Ampe, RADOS 2+0, Mac Cants 2+6, Colak, VISNEVICS 2+3. 

PEMMS 

 

Des Promus très à l'aise  (La Dernière Heure  : 8/10/2001)

 

Pepinster 60 Estaimpuis 80

WEGNEZ Certes, les Pépins n'ont pas été bons samedi soir. Certes, ceux-ci devaient se passer d'un David Kalut (entorse) très présent le week-end précédent. Certes, enfin, les locaux ne purent compter sur un Earl Brown en pleine possession de ses moyens Mais les chiffres sont là. Vingt unités d'écart et deux victoires en deux matches pour les promus.

Samedi soir, au Hall du Paire, les deux formations savaient que la majeure partie des débats allait se dérouler dans la raquette. `C'est vrai qu'avec la taille que possède également Pepinster, nous avons travaillé toute la semaine dans la perspective d'un rude combat sous l'anneau´, confiait Rados, le pivot croate des promus.

D'entrée de jeu, on observa deux défenses fort hermétiques. Et notamment grâce au travail de Bruce Chubick sur Haslam qui fut l'élément moteur de la belle prestation pepine face à Anvers , les visiteurs parvinrent à conquérir rapidement un léger avantage (12-17 à la 10e). Si Faison, d'un côté, et Van de Keere, de l'autre, tentèrent bien de semer la zizanie dans le fief des intérieurs, et ainsi provoquer des fautes chez les pivots adverses, il était difficile de faire oublier l'absence de danger extérieur dans les deux camps. Le second quart-temps sembla encore plus haché que le premier, et les pertes de balle succédèrent aux shoots manqués pendant une petite dizaine de minutes (30-32 à la mi-temps).

Werner Rotsaert s'adapte à l'adversaire

Si tout restait possible pour la suite des échanges, on sentait que les Estaimpuisiens jouaient sans pression particulière. Et au retour des vestiaires, ils se contentèrent d'appliquer avec brio les consignes dictées par Werner Rotsaert. La mise en place de leur excellente défense de zone leur permit d'enfin accélérer le jeu. Au même moment, les troupes de Niksa Bavcevic plièrent une première fois. Brown (4e faute), puis Jorssen (plaie au visage) constatèrent depuis la touche la réussite retrouvée à distance de Mason, de Van de Keere et de Gemaljevic, ce dernier en profitant pour sceller les chiffres à 42-54 à la 30e, d'un panier de neuf mètres.

Une nouvelle fois, Werner Rotsaert était parvenu à s'adapter à ses adversaires du soir. Des adversaires qui connurent un dernier quart synonyme de calvaire. Dépités, sous les sifflets des supporters, les Pepins subirent les derniers assauts de Mason et de ses équipiers sans réagir. 

Jean-Michel Manderick