Fédération Royale belge de Basket-ball - Matricule 2198

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Articles de presse novembre 2001


Portrait de Krunoslav Rados (Le Courrier de l'Escaut : 29/11/2002)

 

Amoureux de Tournai

A 28 ans, Krunoslav Rados dispute sa deuxième saison hors de ses frontières. Après un an au Portugal, le Bosniaque est tombé sous le charme de sa ville d'accueil. En débarquant au BC Tournai-Estaimpuis, le géant intérieur bosniaque de 2 mètres 06 ne savait pas dans quelle  galère il embarquait. Certes, son ami Edi Vulic (ex-Pepinster) lui avait beaucoup parlé du championnat belge mais Krunoslav ne savais même pas quel était réellement le niveau du basket belge. Tout au plus avait-il eu écho des performances de  Charleroi et d'Ostende en Coupe d'Europe...

Cinéma en VO

Pourtant, dans ce championnat belge qu'il trouve supérieur à la compétition portugaise où il officiait l'an dernier dans les rangs de Figuereinse, Rados a bien vite trouvé ses marques. Après une courte période d'adaptation, il a vite montré de quoi il était capable à ses détracteurs. En pleine forme dimanche dernier, il inscrivit même 29 points face à Damme.

Et cet état de forme, il le doit sans doute à l'excellente ambiance qui règne dans l'équipe et aux bonnes conditions d'hébergement qu'il a trouvé à Tournai, une ville qui lui plaît beaucoup malgré les problèmes de communication qu'il rencontre parfois avec la population locale    Ce n'est pas facile de s'exprimer uniquement avec les mains. Même si j'apprends peu à peu quelques mots de français, c'est en anglais que j'essaie surtout de communiquer. Malheureusement, les Tournaisiens parlent très peu anglais, contrairement aux Courtraisiens que je côtoie quand je passe la frontière linguistique pour aller au cinéma  ». Disposant de beaucoup de temps libres, Krunoslav tente dès que l'occasion se présente de retrouver des amis ou des compatriotes pour éviter de rester seul  : «  Étant célibataire, je dois me débrouiller seul la plupart du temps. J'ai un peu de famille qui vit à Bruxelles et que je visite  régulièrement mais le reste du temps, je retrouve les autres joueurs de l'équipe ou je reste chez moi pour me reposer. Il faut dire que les séances d'entraînements sont organisées de manière à nous laisser pas mal de temps libres. L'après-midi par exemple, nous reprenons à 14 h, juste après avoir dîné. 

Fan de water-polo

Et chez lui, l'obstacle de la langue revient lorsqu'il veut se distraire  : «  J'aime regarder la télé mais je ne comprends rien aux différents programmes. Évidemment, je regarde pas mal de sport puisque j'aime tous les sports de ballon. J'adore le football et le water-polo, même si  notre programme du week-end ne m'a pas permis d'aller à Mouscron pour voir les matches de Coupe d'Europe. Sinon, je loue le plus souvent des films sur DVD afin de les suivre avec le sous-titrage.». Et s'il espère encore jouer cinq ou six ans au niveau professionnel, Krunoslav Rados compte bien rentrer chez lui une fois sa carrière de joueur terminée. mais ne lui demandez pas ce qu'il compte faire ensuite  : «  Je n'en ai aucune idée. Je n'ai pas encore pensé à ma reconversion et j'espère encore attendre un bon moment avant de raccrocher. Et puis, qui sait si je n'aurais pas l'occasion un jour de jouer dans un bon club italien ou espagnol. Ce serait la réalisation d'un de mes rêves les plus chers, assurément.»

Vincent COPPENOLLE (CE,29/11/2001)