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Amoureux
de Tournai
A
28 ans, Krunoslav Rados dispute sa deuxième
saison hors de ses frontières. Après un an au
Portugal, le Bosniaque est tombé sous le charme
de sa ville d'accueil. En débarquant au BC
Tournai-Estaimpuis, le géant intérieur
bosniaque de 2 mètres 06 ne savait pas dans
quelle galère
il embarquait. Certes, son ami Edi Vulic (ex-Pepinster)
lui avait beaucoup parlé du championnat belge
mais Krunoslav ne savais même pas quel était réellement
le niveau du basket belge. Tout au plus avait-il
eu écho des performances de
Charleroi et d'Ostende en Coupe
d'Europe...
Cinéma
en VO
Pourtant,
dans ce championnat belge qu'il trouve supérieur
à la compétition portugaise où il officiait
l'an dernier dans les rangs de Figuereinse,
Rados a bien vite trouvé ses marques. Après
une courte période d'adaptation, il a vite
montré de quoi il était capable à ses détracteurs.
En pleine forme dimanche dernier, il inscrivit même
29 points face à Damme.
Et
cet état de forme, il le doit sans doute à
l'excellente ambiance qui règne dans l'équipe
et aux bonnes conditions d'hébergement qu'il a
trouvé à Tournai, une ville qui lui plaît
beaucoup malgré les problèmes de communication
qu'il rencontre parfois avec la population
locale :«
Ce n'est pas facile de s'exprimer
uniquement avec les mains. Même si j'apprends
peu à peu quelques mots de français, c'est en
anglais que j'essaie surtout de communiquer.
Malheureusement, les Tournaisiens parlent très
peu anglais, contrairement aux Courtraisiens que
je côtoie quand je passe la frontière
linguistique pour aller au cinéma
». Disposant de beaucoup de temps
libres, Krunoslav tente dès que l'occasion se
présente de retrouver des amis ou des
compatriotes pour éviter de rester seul
: «
Étant célibataire, je dois me débrouiller
seul la plupart du temps. J'ai un peu de famille
qui vit à Bruxelles et que je visite
régulièrement mais le reste du temps,
je retrouve les autres joueurs de l'équipe ou
je reste chez moi pour me reposer. Il faut dire
que les séances d'entraînements sont organisées
de manière à nous laisser pas mal de temps
libres. L'après-midi par exemple, nous
reprenons à 14 h, juste après avoir dîné.
Fan
de water-polo
Et
chez lui, l'obstacle de la langue revient
lorsqu'il veut se distraire
: «
J'aime regarder la télé mais je ne
comprends rien aux différents programmes. Évidemment,
je regarde pas mal de sport puisque j'aime tous
les sports de ballon. J'adore le football et le
water-polo, même si
notre programme du week-end ne m'a pas
permis d'aller à Mouscron pour voir les matches
de Coupe d'Europe. Sinon, je loue le plus
souvent des films sur DVD afin de les suivre
avec le sous-titrage.». Et s'il espère encore
jouer cinq ou six ans au niveau professionnel,
Krunoslav Rados compte bien rentrer chez lui une
fois sa carrière de joueur terminée. mais ne
lui demandez pas ce qu'il compte faire ensuite
: «
Je n'en ai aucune idée. Je n'ai pas
encore pensé à ma reconversion et j'espère
encore attendre un bon moment avant de
raccrocher. Et puis, qui sait si je n'aurais pas
l'occasion un jour de jouer dans un bon club
italien ou espagnol. Ce serait la réalisation
d'un de mes rêves les plus chers, assurément.»
Vincent
COPPENOLLE (CE,29/11/2001)
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