Fédération Royale belge de Basket-ball - Matricule 2198

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Articles de presse de janvier 2002


Un nouveau rebounder (Le Courrier de l'Escaut, 3/1/2002)

 
Hier matin, la formation du BéCé a accueilli un nouveau joueur, l'Allemand Oliver Heikelman. Venant de la formation de TGV Trêves (nat. 1) qui affronta récemment Mons en coupe européenne, ce rebounder de 33 ans affiche 2 m 08 sous la toise. Ancien membre de l'équipe nationale teutonne et du All Star Game de son pays, ancien vainqueur de la coupe de son pays, Heikelman a signé un contrat à l'essai d'un mois. «  On va juger de ses aptitudes  », expliquait le manager Guy Vervaecke.

Ce joueur a essentiellement été engagé pour venir permettre au coach de maintenir un rythme de rotation suffisant lors des trois prochaines rencontres contre Anvers, Mons et Pepinster programmées dans la dizaine de jours à venir. De fait, Bruce Chubick est toujours aux abonnés absents. Selon le staff médical tournaisien, l'Américain qui avait été victime d'une déchirure au mollet devait être opérationnel à son retour de vacances de Noël. Une échographie prouva que le mal persistait et qu'il était prématuré de le remettre sur un terrain. Chubick est ainsi prolongé d'au moins une semaine.

M.Fion


 

Uldis Visnevics, le voyageur

 

Désormais incontournable, le Letton des «  Sang et Or  » est en forme à quelques heures d'un déplacement à Anvers qui précèdera le derby hennuyer face à Mons.

VISNEVICS est un voyageur. À défaut d'avoir évolué sous les couleurs de clubs de toute l'Europe, l'ailier letton a déjà pas mal bourlingué avant d'arriver à Tournai et de s'y faire une belle place.

Après un passage sous les couleurs de Gand, Visnevics et les siens ont trouvé le bonheur à Tournai  : «  Tout est fantastique pour moi ici. J'ai la chance d'évoluer dans une toute bonne équipe, de jouer dans la première partie de classement et de découvrir une ville magnifique. Que demander de plus  ?  »

Rotsaert, quel coach  !

Uldis est même le premier étonné de la réussite de son équipe dans la présente campagne.

Alors que certains criaient déjà au scandale après la piètre élimination tournaisienne en coupe de  Belgique face à Beringen, Visnevics se montrait pour sa part très confiant dans les possibilités de son équipe  : «  Commencer un match avec un handicap de 15 points, même contre une équipe de troisième division, ce n'est pas du basket. Le match était faussé et nous manquions encore de cohésion pour faire la différence. Cet esprit d'équipe, il s'est formé avec le temps et est  désormais bien présent.

Il suffit de voir dans quelles circonstances nous avons redressé une situation désespérée face à Louvain pour comprendre à quel point nous pouvons être efficaces quand ous restons unis.

Le mérite en revient aussi à  Werner Rotsaert qui trouve toujours des solutions aux problèmes. Voilà un tout bon coach qui a su former un groupe avec des joueurs qui ne se connaissaient pas.  »

Et pour réaliser un deuxième tour aussi bon que le premier, les joueurs du Bécé ont eu besoin de se ressourcer quelque peu.

C'est ainsi que Visnevics et les siens sont rentrés quelques jours à Riga pour saluer la famille avant de rentrer en Belgique pour qu'Uldis puisse préparer au mieux la reprise avec ses équipiers  : «  Ma femme et moi avions besoin de ces quelques jours au pays pour rendre visite à nos parents. Nos enfants aussi étaient contents de retrouver leur pays. Il faut dire qu'ils doivent continuellement apprendre de nouvelles langues et que ce n'est pas toujours facile pour eux.

L'an dernier, ma fille Catherine (six ans) commençait à se débrouiller en néerlandais quand Gand a fait faillite. Cette année, elle apprend le français avec les autres enfants de l'école.

Quant à mon fils Nicolas (deux ans), il vient d'entrer en première maternelle et ne sait dire que merci. C'est un bon début...  »

Voyages, voyages

Il faut dire qu'Uldis Visnevics ne maîtrise pas encore le français,  même s'il commence à le comprendre quand il est parlé lentement.

Et puis, il a déjà connu tellement de pays dans sa carrière qu'il lui serait impossible de parler correctement les langues de tous les pays visités  : «  Je joue au basket depuis que j'ai cinq ans. Mon père était entraîneur en Lettonie. À l'époque, j'ai  progressé à ses côtés avant de connaître l'honneur de sélections nationales et d'effectuer plusieurs voyages, notamment en Syrie, un pays qui m'a marqué à vie par sa chaleur et son mode de vie bien particulier.

Après avoir joué en championnat national letton, j'ai défendu les couleurs de plusieurs clubs étrangers. Hélas, la plupart ont fait faillite à l'image d'une équipe polonaise où je n'ai joué que trois mois ou de Gand l'an passé.  »

De ses aventures à l'étranger, Visnevics a conservé le goût des voyages.

C'est sans doute pour ça qu'il profite de ses jours de congés pour visiter de nombreuses villes avec ses  enfants  : «  J'aime leur montrer Ostende, Bruges, Gand ou Lille. Nous sommes tout près de nombreuses villes magnifiques et j'ai envie de leur montrer tous les trésors de la  Belgique.

Mais il y en a tellement  ! J'espère pouvoir vivre encore quelque temps à Tournai, une ville où on se sent bien et où il y a encore bien des défis à relever.  »

À commencer par une victoire dimanche face à Mons pour satisfaire la soif de victoire des supporters.

Vincent Coppenolle

 

Le triomphe de l'Esprit de Corps (Le Soir, 7/1/2002)

 
Tournai86
=> Pts 3pts 2pts 1pt R A F
MASON 25 1/6 9/18 4/6 8 2 2
VISNEVICS 24 2/3 6/ 7 6/6 4 2 1
V.D.KEERE 12 3/4 1/ 6 1/2 3 0 3
McCants 6 0/0 2/ 7 2/3 6 0 2
RADOS 6 0/2 3/ 8 0/0 9 1 2
Gemaljevic 5 1/4 1/ 3 0/0 1 0 4
Veldeman 4 0/1 1/ 1 2/2 0 0 4
Colak 4 0/0 2/ 2 0/0 1 0 1
HERKELMANN 0 0/0 0/ 1 0/2 2 0 3
Equipe 86 7/20 25/53 15/21 34 5 22

Mons78
=> Pts 3pts 2pts 1pt R A F
COLLIER 18 3/5 3/ 6 3/4 4 2 2
VERSTRAETE 17 2/3 4/ 6 3/6 4 2 4
EVANS 17 0/0 7/11 3/4 8 0 5
Dewilde 13 2/6 2/ 4 3/4 2 0 3
DESAEVER 9 0/3 2/ 8 5/6 3 1 3
VOLCIC 4 0/1 1/ 2 2/2 10 0 1
T'Joncke 0 0/0 0/ 0 0/0 1 0 0
Desloovere 0 0/0 0/ 0 0/0 0 0 0
Bayer 0 0/0 0/ 0 0/0 0 0 0
Equipe 78 7/18 19/37 19/26 32 5 18

Quand chacun fait son job en défense, tout devient plus facile. Si cette victoire est collective, je ne peux passer sous silence la prestation de Visnevics, non tellement pour les points inscrits, mais pour la manière dont il a mis Desaever hors du match, expliqua le coach de Tournai, Werner Rotsaert, sur le ton de la modestie. La rencontre, elle, avait débuté sur le mode du partage des munitions entre frères hennuyers. Visnevics d'un côté, Evans de l'autre, c'est principalement sous l'anneau qu'étaient rentrés les premiers paniers d'un duel jusque-là plutôt brouillon : 13-14. Plus vives, bien que parfois précipitées, les offensives locales trouvaient en Visnevics un réalisateur en verve et ses 15 pts permirent aux Tournaisiens de conclure le premier quart temps dans la bonne humeur : 23-18.

Conscients qu'ils devaient resserrer les coudes en défense et passer à la vitesse supérieure en possession de balle, les Montois revinrent sur le parquet avec de la dynamite dans les baskets (23-26). Un instant  déstabilisés, les Tournaisiens retrouvèrent leur équilibre quand l'individualiste Mason s'effaça au profit du sobre Veldeman : 31-31. Et comme les artilleurs montois (3 sur 12 pour Desaever et Dewilde) étaient aphones face à la zone, Tournai regagna les vestiaires avec l'avantage moral : 42-41. Piqués au vif, les Montois connurent une reprise euphorique, dont Collier fut le catalyseur (42-50). Mais ce n'était que feu de paille car, alternant avec malice leurs systèmes défensifs, les visités refirent surface : 53-52. Mieux, trois 3 pts consécutifs leur permirent de rêver au succès (64-57) et il fallut toute l'opiniâtreté de Verstraete pour colmater la brèche : 66-64 (30e). Toutefois, les pénétrations d'un Mason retrouvé faisaient de plus en plus mal à des Montois frappés de paralysie durant 4 minutes : 72-64. Mons vacillait, mais Collier, impérial, le maintint debout (74-73). Ce n'était là qu'un sursis et ce fut Van de Keere, à distance, qui porta l'estocade.·

MICHEL BOMBOIR

 

Visnevics a brouillé les cartes (La Meuse, 7/1/2002)

 
Non content d'avoir mis Desaever dans sa poche, le Letton Visnevics en a fait voir de toutes les couleurs à la défense montoise «C'est une des clés du match, avouait Werner Rotsaert. Tout le monde a fait son boulot y compris l'Allemand Herkelmann qui m'a permis de faire rentrer Mc Cants en cours de partie. Deux éléments ont influencé la donne: la prestation de Visnevicis (8/10 aux tirs, 5 rbs, 4 assists et une défense de fer sur Desaever) ainsi que le réveil de Mason en seconde période. Je lui ai simplement demandé à la mi-temps de modifier sa sélection de shots et de changer le rythme des échanges.»
Manque de maturité
Côté montois, on ne voyait pas les choses sous le même angle, Yves Defraigne parlant d'un problème de fraîcheur mentale «Indépendamment des problèmes de rotations au niveau des meneurs (Bayer souffre toujours de sa contracture aux adducteurs et T'Joncke a énormément de problèmes au niveau de la voûte plantaire), on a péché par individualisme en fin de rencontre. Mes gars n'ont pas suffisamment travaillé pour les autres dans le dernier QT avec pour conséquence que l'équipe la plus collective est parvenue à se sortir d'affaire.» Après un mois de décembre exceptionnel (7/7), Mons-Hainaut vient de subir sa deuxième défaite consécutive avant des déplacements à Chalon et à Liège «Avant décembre, on était dans la même situation. Ce qu'il faut faire, c'est prendre chaque match à la suite l'un de l'autre et constamment se remettre en question.»
->Christian LAURENT

M.Fion

 

scenario catastrophe pour les Renards  (La Province)

 
Premier et triste week-end pour Dexia Mons-Hainaut qui a perdu en 80 minutes le bénéfice d'un mois de décembre exceptionnel. On savait que le menu proposé aux Montois n'étais pas des plus commodes et Ostende avait encore en mémoire l'humiliation subie en coupe en septembre. Mais les hommes de Casteels se demandaient au repos dans quelle mauvaise farce ils étaient venus jouer tant les Montois avaient sorti une nouvelle mi-temps d'exception. La mécanique se grippa ensuite et on sait comment Ostende émergea sur le fil. Les causes de la défaite montoise? D'abord rayon infirmerie, ce n'était pas la joie: Bayer, victime d'une contracture à la cuisse ne put s'aligner. Dewilde avait dû faire l'impasse sur une partie du stage à Gravelines à cause d'une vilaine bronchite et T'Joncke souffrait au niveau de la voûte plantaire. Ces avatars n'allaient pas permettre à Yves Defraigne de se servir de ses rotations habituelles et cela se fit sentir au moment où la pression ostendaise se faisait de plus en plus forte. Trop de secondes chances furent données aux Côtiers et un nombre importants de rebonds fut gaspillé. Comme Praskevicius avait bien réagi à la colère de son coach et que Biggs sortait le grand jeu, les Montois ne purent rien contre une équipe bien emmenée par ses jeunes Rotsaert et Major. C'est ce qui réjouissait d'ailleurs Eddy Casteels :"ce n'est pas notre expérience mais bien nos jeunes qui nous ont permis de revenir et de l'emporter. On aura encore des problème cette saison mais on ne s'avoue jamais battu, ce qui me rejouit".

Même constatation ce dimanche à Tournai où l'équipe locale a prouvé une fois de plus son jusqu'au boutisme. Les Montois n'avaient pas eu le temps de se remettre en question après ce retour incroyable des Ostendais et c'est avec un mental assez bas qu'ils entamèrent cette partie. Comme Visnevics s'était chargé de résoudre le problème Desaever en le limitant à 8 points et que le triangle de rebond local se rendait maître du trafic aérien, les hommes de Defraigne ne purent jamais placer les accélérations dont ils se sont fait une spécialité. Yves Defraigne résumait :"On n'a pa eu assez de temps pour recharger nos batteries et c'est encore un coup au moral. Le manque de rotations? Ce sont des excuses faibles et ce qu'on dira toujours après une défaite". On peut chercher tant et plus les causes de ces défaites mais le verdict est implacable, Mons-Hainaut est rentré dans le peloton alors qu'il avait l'occasion de chatouiller les deux grosses pointures.

 

Portrait de Melvin Mc Cants (Courrier de l'Escaut, 10/1/2002)

 
L'homme qui épaula Magic Johnson
Même s'il reconnaît que ses plus belles heures sont derrière lui, le vétéran du Bécé reste une des valeurs sûres du championnat de division 1.

NATIF de Chicago, Melvin Mac Cants fait partie de ces joueurs étrangers qui ont appris à apprécier leur terre d'accueil.

Installé à Autreppe, près de Dour, le solide intérieur américain se plait visiblement en Belgique.

D'un caractère simple et amical, Mel fait partie des plus sympathiques recrues du paysage sportif du Bécé, un club où il est unanimement reconnu. Pourtant, c'est un peu par hasard que Mac Cants est arrivé dans le club tournaisien après une longue carrière : « Après l'université, je n'ai pas été choisi dans la draft de la NBA. Heureusement, je me suis fait remarquer lors d'un camp d'été et je suis arrivé chez les Lakers de Los Angeles où évoluait un certain Magic Johnson.

Malheureusement, cette expérience n'a duré qu'un an et je me suis vite retrouvé dans une équipe moyenne du championnat CBA, véritable antichambre de la NBA. »

De Los Angeles à Courtrai
Ce qui l'a amené à traverser l'Atlantique pour débarquer à Courtrai qui, à l'époque, évoluait encore en division 1. C'est durant ce court intermède flandrien que Mac Cants se blesse lourdement aux genoux et abandonne le basket l'espace d'une saison.

Mais à force de volonté, il revient dans le coup et signe à Mons où il restera pendant sept belles saisons, connaissant ainsi toute l'ascension du club borain : « Hélas, le club a bien changé depuis que je l'ai quitté.

Lors du derby de dimanche, j'ai seulement reconnu Ronny Bayer et le coach Yves Defraigne qui jouait à mes côtés à l'époque. »

En fin de contrat, l'Américain trouve de l'embauche à Estaimpuis avec qui il vit une saison de rêve à l'issue de laquelle il est le seul à rester pour tenter de l'aventure de la Division 1. Et quand on connaît la suite des événements, on se doute qu'il ne regrette pas d'être toujours dans l'équipe : « J'ai la chance d'évoluer dans une équipe en pleine construction mais qui veut vraiment progresser.

Nous disposons de joueurs expérimentés qui ont soif de jouer et qui ont réussi de très belles choses en peu de temps, ce qui prouve qu'il y a vraiment du talent à Tournai. »

Et s'il espère prolonger son séjour dans l'équipe phare du Hainaut Occidental à la fin de la saison, Melvin Mac Cants n'a toujours pas songé à ce qu'il fera à la fin de sa carrière : « J'aimerais rester dans le basket. Pourquoi pas comme coach ou pour travailler avec les plus jeunes joueurs ?

Le talent est là en Belgique mais il manque peut-être encore un peu d'encadrement pour réussir à sortir les meilleurs du lot. Néanmoins, avec l'ouverture des frontières, je suis sûr que les jeunes pousses belges vont bientôt trouver leur voie quelque part en Europe. »

Mais même s'il vit un jour à la fois, Melvin s'est fixé comme objectif à moyen terme d'aider Tournai à atteindre le Top 6 à l'issue du championnat.

Et c'est contre Pepinster que les Sang et Or devront se distinguer pour continuer sur leur lancée.

Vincent COPPENOLLE