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Articles de presse décembre 2001
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Tournai,
révélation du début de saison (Le
Soir, 4/12/2001) |
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Un
noyau sans star mais bien équilibré. Troisièmes,
les Tournaisiens ont réussi leur entrée parmi
l'élite grâce à leur esprit d'équipe. Mais
il leur reste à confirmer et à convaincre un
public dont l'enthousiasme n'est pas celui
d'Estaimpuis.
STÉPHANE DRUART
Tournai
en division 1 ? Ils sont apparemment encore
nombreux à s'en étonner. Comme si les
Tournaisiens étaient en plein apprentissage,
qu'ils cherchaient d'abord à lire le jeu avant
de s'en extasier, avance Mel Mc Cants, le
capitaine de l'équipe, actuellement au repos en
raison d'un problème au coeur. Notre public en
tous cas se révèle très silencieux en match.
Ce n'est pas encore l'ambiance de feu qui prévalait
à Estaimpuis. La migration du club promu des
campagnes à la ville, où aucune culture basket
n'existait, n'a donc pas encore été assimilée
totalement. Mais c'est notre seule déception à
ce jour, tempère le manager Guy Vervaeck.
Car
les demandes de « VIP » sont, elles, en
augmentation. Et une personne a été détachée
à temps plein pour la recherche de sponsors.
Sans compter le soutien de la ville, qui devrait
augmenter. Quant au bilan sportif, force est de
constater que, malgré un jeu qui n'est pas
toujours des plus chatoyants, Tournai incarne la
révélation de ce début de saison.
Cinq
victoires et trois défaites : personne n'eût
osé, à l'aube de la compétition, croire en
cette troisième place que les Tournaisiens
partagent après huit journées avec Liège.
D'autant que le noyau avait été composé dans
la précipitation, la fédération n'ayant donné
son aval sur la santé financière du club qu'à
la mi-juillet. Personne n'eût osé croire en
cette 3e place que Tournai partage après huit
journées. D'où sa composition hétéroclite -
quatre Belges, deux Américains, un Yougoslave,
un Croate, un Bosniaque et un Letton - et les
problèmes d'identification que cela entraîne.
Ce qui n'est peut-être pas étranger non plus
aux gradins clairsemés. C'est pourquoi
l'engagement d'un Belge de la région sera une
priorité la saison prochaine, affirme Vervaeck.
En attendant, ce noyau donne entière
satisfaction.
C'est
que l'équipe se révèle particulièrement équilibrée,
argue McCants. A mon sens, cela explique notre
succès, qui m'étonne un peu moi-même. Nous
jouons ensemble, et personne ne cherche à tirer
la couverture à soi. Un état d'esprit auquel
le coach Werner Rotsaert n'est évidemment pas
étranger. A l'entraînement, par exemple, nous
évoluons chacun à différents postes pour nous
rencontrer et mieux nous connaître.
Le
choix des joueurs a donc été pesé avec
discernement. Nous disposons en notre meneur
Mason d'un redoutable marqueur, en Chubick, Mc
Cants et Colak de bons rebondeurs et en Wim Van
de Keere, d'un jeune qui s'affirme comme un pion
essentiel, estime Vervaeck. Le tout sous la
houlette d'un coach et d'un préparateur
physique qui ont su faire prendre la sauce. Pour
l'instant, l'équipe répond donc à toutes nos
attentes.
Pour
l'instant ? Cette prudence renvoie à plusieurs
réserves. Le calendrier de Tournai lui a ainsi
été plutôt favorable. A domicile, où ils
sont d'ailleurs invaincus, les Tournaisiens ont
rencontré Louvain, Wevelgem, Bree et Hasselt.
Soit, Bree excepté, trois équipes attendues à
leur portée. Ce qui rend du reste ces victoires
d'autant plus précieuses. Mais qui annonce un
second tour où les victoires devront se forger
surtout en déplacement. Comme celle conquise à
Pepinster, lui aussi un concurrent direct. Notre
objectif est de terminer le premier tour - pour
rappel, le classement sera alors scindé en
deux, les six premiers d'une part, les cinq
derniers de l'autre, en compétition pour les sièges
sept et huit attribués en playoffs - entre la
sixième et la huitième place, avance Vervaeck.
Pas mieux, car, si cela nous réserverait des
affiches, cela risquerait aussi d'amener
quelques corrections. Évoluer dans le second
groupe serait plus valorisant, tout en
conservant la perspective de prendre part aux
playoffs. Il faudra pour cela à Tournai
conserver son esprit de corps et ce petit brin
de chance qui permet d'inverser des situations
compromises - 20 points de retard contre
Louvain, par exemple - ou d'éviter les
blessures. A cet égard, le diagnostic médical
de ce mardi pourrait engendrer des soucis. A ce
que je sache, mes problèmes au coeur ne sont
pas graves, confie ainsi Mc Cants, comme pour
conjurer le pire : l'arrêt de sa carrière.
Chubick, lui, sera de retour en janvier tandis
que Visnevics craint qu'une opération du ménisque
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Veldeman
a soif de jouer (Le Courrier de
l'Escaut, 13/12/2001) |
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Longtemps
blessé, le jeune meneur de jeu des Sang et Or
attend son heure pour prouver aux supporters
qu'il est bien un des meilleurs espoirs du
basket belge.
SI
ALTON Mason a déjà montré à ses dirigeants
qu'ils avaient fait le bon choix en l'engageant,
un autre distributeur est en train de faire un
retour en force à l'aube de la mi-championnat.
Sven Veldeman, un jeune Alostois de 20 ans,
travaille énormément pour revenir au premier
plan après avoir subi plusieurs blessures qui
ont ralenti sa progression : « Les adducteurs
ont été touchés à plusieurs reprises et j'ai
aussi connu des tendinites. Ceci dit, voilà
quatre semaines qui je peux m'entraîner sans
problème et je reviens bien dans le parcours.
J'espère ainsi gagner du temps de jeu lors
des prochaines rencontres ». Et
pourquoi pas contre Charleroi ce dimanche, un
match que tout basketteur de l'élite belge rêverait
de disputer, même si les « Spirous » sont
au-dessus du lot cette saison ? « En basket,
tout est possible mais une victoire n'est pas
impérative pour nous mais comme les Carolos ont
dû aller aux prolongations pour arracher la
victoire à Liège, pourquoi ne pas y croire ? Néanmoins,
avec une série de neuf succès à la suite, je
vois mal comment nous pourrons les arrêter ».
Une
force collective
Un
commentaire qui pourrait bien cacher le jeu des
Tournaisiens qui restent également sur un
excellent début de saison, et ce même si Sven
Veldeman n'apas encore trouvé le secret de la réussite
des siens : « je pense que la seule explication
logique, c'est l'esprit collectif qui règne
dans le groupe. Nous n'avons pas de
super-talent mais une bande de copains quijouent
les uns pour les autres et qui donnent toujours
le meilleur d'eux-mêmes ». Un collectif qui
pourrait surprendre quand on connaît le nombre
de nationalités représentées dans le groupe :
« Ne vous y trompez pas. Ces différences sont
vite oubliées quand nous sommes en dehors du
terrain. Nous essayons de nous retrouver pour
boire un verre ou pour discuter, ce qui permet
à un groupe de se souder ».
La
concurrence de l'Est
Beaucoup
d'humilité de la part de ce jeune joueur qui a
conscience de la chance qu'il a d'évoluer en
division 1 : « Je peux me concentrer sur le
basket et c'est le plus important. Beaucoup de
jeunes joueurs talentueux doivent se faire une
place en D2 en combinant le sport à un autre
travail. Et puis, il y a la concurrence des
joueurs étrangers, en particulier des pays de
l'Est, qui empêchent pas mal de Belges de
trouver une place parmi l'élite ».
Une
chance surtout de jouer dans une club comme
Tournai qui veut visiblement grandir et sans
cesse progresser : « Il y a tout pour
construire quelque chose de grand : une salle,
des moyens et du talent. Même l'encadrement est
de qualité et je pense qu'à peine Ostende et
Charleroi nous devancent à ce niveau ». Et
dans un tel club, Sven Veldeman n'espère désormais
que deux choses pour continuer à progresser :
éviter les blessures et obtenir plus de temps
de jeu. De quoi en faire une des grosses révélations
du deuxième tour.
Vincent
COPPENOLLE
VITE
DIT
De
Gand à Tournai
Gantois d'origine, Sven a fait ses classes au
Brother Gand où il s'est fait remarqué dans
les équipes de jeunes pour obtenir des sélections
provinciales et nationales. Après un passage en
équipe première sous les ordre d'André Maes,
il a choisi Okapi Alost pour poursuivre sa carrière
en division 1. Suite à la faillite des «
Oignons », il a atterri à Tournai où Werner
Rotsaert a tout fait pour le diriger.
Carnaval
Grosse
surprise pour Sven en arrivant à Tournai où
les Sang et or évolue dans une salle qui
n'accueille pour l'heure que 1000 personnes : «
À Alost, nous avions les meilleurs supporters
de Belgique. Ils étaient régulièrement 3 000
à venir nous encourager et c'était le carnaval
chaque semaine ».
Le
basket dans le sang.
À
20 ans, Sven Veldeman passe une grosse partie de
son temps avec ses équipiers. Quand il rentre
chez lui à Erpe-Mere, il aime se relaxer avec
sa petite amie qui, comme tout le reste de la
famille, adore le basket. Une chance.
De
bons modèles
À Tournai, Sven Veldeman apprend encore
beaucoup de choses du basket. Il faut dire qu'il
s'est trouvé deux modèles de luxe en Chubbick
et Mc Cants. Deux personnages qu'il apprécie
beaucoup au même titre que son coach Werner
Rotsaert.
Surprise
surprise
Le parcours de Tournai dans ce championnat en a
déjà étonné plus d'un mais Sven Veldeman a
surtout été épaté par la victoire face à
Bree : « Surtout par l'écart au marquoir à la
fin de la rencontre. C'était tout simplement
inattendu. Des deux côtés d'ailleurs... » .
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Les
promus ont réussi leur mutation (La
Dernière Heure , 15/12/2001) |
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TOURNAI
- CHARLEROI
Guy
Vervaecke est un manager comblé. Il mesure les
ambitions de son club
TOURNAI
Le pompier qu'il est toujours par vocation a réussi
sa mission. Lorsqu'il fut appelé à éteindre
l'incendie qui couvait à Estaimpuis, Guy
Vervaecke a accepté de relever le défi. Et de
quitter Wevelgem pour dicter aux promus
hennuyers la voie à suivre sur le chemin de la
professionnalisation.
Cinq
mois plus tard, le Courtraisien est pleinement
satisfait. Mieux: il a accepté de prolonger son
séjour dans la Cité des Cinq Clochers après
une période d'observation. `À mon arrivée
ici, j'avais dit que je ferais le point en
novembre. Que si le club ne se donnait pas à ce
moment les moyens de faire peau neuve avec le
passé, je me retirerais. Si je suis toujours là
aujourd'hui, c'est, donc, que je crois plus que
jamais en l'avenir de ce projet.´
Soucieux
d'opérer une véritable mutation après des années
chahutées, Estaimpuis a enrôlé une toute
nouvelle équipe. `Les rôles ont changé.
Certaines personnes sont arrivées, d'autres
sont parties. D'autres, encore, ont accepté de
se mettre un peu dans l'ombre.´ Passé du
domaine du château de Bourgogne à Tournai, le
promu est en avance sur tous les pronostics. Même
sur les siens. `Si, en début de saison, on
m'avait dit que nous serions troisièmes du
championnat au moment de recevoir Charleroi,
j'aurais crié au fou´, avoue Vervaecke.
Pourtant, les faits sont là. Invaincue dans ses
installations, la formation de Werner Rotsaert
est déjà un modèle de cohésion. `Jusqu'à présent,
tout s'est déroulé comme dans un rêve. La
sauce a pris tout de suite entre les joueurs et
le coach. Et dire qu'il y avait tant de nouveaux
venus à intégrer´. En pleine confiance, les
Tournaisiens accueilleront, donc, ce dimanche (à
15h) le leader invaincu de la compétition. Sans
pression. `Nous sommes toujours privés de Bruce
Chubick. Ce qui va, logiquement, nous déforcer
face à la puissance intérieure des Spirou.
Mais j'ai confiance en ce groupe.´ Et en une
salle dont la capacité sera portée à 1.400
places pour l'occasion. `On n'a pas encore perdu
chez nous, c'est vrai, mais on n'y a pas encore
rencontré les équipes de pointe. En outre, on
a tiré un profit maximum du passage à vide de
certains gros calibres pour nous immiscer dans
le tiercé de tête. Restons les pieds sur
terre. Ce club se met en place. Ses structures
deviennent solides mais ne brûlons pas les étapes.
Ne suivons pas l'exemple d'Ypres et gardons-nous
bien de vouloir grandir trop vite.´Reste que
les Hennuyers font, désormais, partie des
candidats aux playoffs. Ce qui n'était pas le
cas en août. `Ce serait mentir que d'affirmer
que, vu les résultats, on ne convoite pas une
place parmi les six premiers. Je pense qu'il
faudra dix victoires pour y parvenir. Nous
sommes, donc, à la moitié du parcours.´
Un
parcours brillant. Qui est aussi le fruit d'un
excellent recrutement. Wim Van de Keere se révèle.
Alton Mason aussi. `Leur force vient de leur
mentalité. Les joueurs ne se contentent pas de
se côtoyer en match ou à l'entraînement. Ils
se voient à d'autres moments également. Ils
vont au cinéma, au restaurant. Cela contribue
à accélérer leur processus d'adaptation.´ Et
à en croire son manager, Tournai dispose d'une
marge de progression. `J'ai l'impression que des
joueurs comme Colak et Gemaljevic ne nous ont
pas encore montré le meilleur d'eux-mêmes.´
Et si c'était pour ce dimanche? De toute façon,
un invaincu ne le sera plus.
David Lehaire
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Il
ne suffit pas aux Carolos de paraître (Le
Soir , 17/12/2001) |
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C'est
enfin arrivé : Tournai a joué devant une salle
pleine et dans une ambiance digne de l'élite.
Voilà qui a dû lui faire chaud au coeur.
Heureusement, du reste, car sur le parquet, ce
fut plutôt le coup de froid dans un début de
match tout à l'avantage de Spirous concentrés
: 7-14 et 17-23. Progressivement toutefois,
Tournai abandonna sa fébrilité initiale au
profit d'un basket plus académique. Profitant
d'un laxisme défensif de au périmètre,
Gemaljevic (5 sur 7 à 3 pts), fit ainsi
comprendre aux Carolos qu'une victoire dans le
Tournaisis, cela se méritait : 20-23, 27-30 et
même 35-33 (14e). C'est alors que Stas fit
parler sa science du jeu pour rappeler à ses
coéquipiers qu'il ne suffit pas de paraître
pour vaincre : 35-42. Maître du rebond (14 à
21), Charleroi avait ainsi regagné les
vestiaires avec le sentiment du devoir syndical
accompli : 45-52. Mais il n'était pas au bout
de ses peines... Car comme il en a pris la
(bonne) habitude, Rotsaert, le coach local,
déploya sa mach-up zone à la reprise et, comme
bien d'autres avant lui, Charleroi s'y cassa les
dents durant de longues minutes. Le temps pour
McCants (4 sur 4) de faire un carton : 53-52.
Cette zone doit s'attaquer de l'intérieur et
non en effectuant un pas de recul pour alimenter
à distance, déplora après coup Bozzi. Mais la
confiance avait investi le coeur des
Tournaisiens et celui de Rados (4 sur 6)
s'était même mis à battre furieusement la
chamade : 64-56. Charleroi peinait, suait, mais
s'accrochait par le biais de son duo Jerome-Rowe
: 73-69 (30e). La course-poursuite allait
s'étaler sur cinq minutes, un laps de temps
durant lequel la puissance physique des Carolos
usa les organismes d'en face.
Mes
intérieurs étaient criblés de fautes et les
Carolos avaient beau jeu de pénétrer, précisa
Rotsaert. Quand à Bozzi, c'est évidemment
soulagé qu'il assista au dernier retournement
de situation de la partie : de 79-75, la marque
passa à 79-85. Ses hommes venaient de lancer
les dés du premier revers concédé par Tournai
à domicile. Nous avons surtout resserré notre
défense, coupé les lignes de passes,
cadenassé le rebond - chapeau en passant à
Potter pour son travail -, et bénéficié,
enfin, de quelques paniers de contre-attaques
faciles. A partir de là, tout devenait plus
simple...·
Michel
Bomboir
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Sans
complexes, les promus (Le Courrier de
l'Escaut , 17/12/2001) |
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La
première édition de cet inédit derby a tenu
ses promesses. Le nombreux public présent à la
Maison des Sports s'est retiré satisfait du
spectacle.
EN
DÉPIT de l'absence du toujours convalescent
Bruce Chubick, touché au mollet, les
Tournaisiens ont entamé le débat sans se poser
de questions . C'était le moins qu'ils puissent
faire face à un adversaire qui afficha d'entrée
concentration et tempo élevé. Les joueurs de
Werner Rotsaert suivirent donc un instant le
mouvement à 7-10 (2e). Alton Mason peinait
cependant à développer son jeu. Les pertes de
balle s'accumulaient et Louis Rowe plongeait sur
l'occasion pour forcer une première cassure :
7-16. «Alton n'a pas été bon en première période
», reconnaît son coach. « Lorsqu'un jeune
meneur reçoit carte blanche, c'est tout ou
rien, confirme Stas. Tournai a besoin de
shooteurs. À mon avis, Alton est le bon joueur
à la bonne place. » Mason muselé, Rotsaert
fit appel au Bosniaque Gemaljevic. Bien vu. Ce
dernier entama illico un véritable récital au
shoot : 4 sur 7 dont 2X3. « Nous commettons
l'erreur de le laisser ouvert sur ses deux
premiers shoots », avoue Stas.
Et
l'ailier prit confiance. Dans un premier temps,
Tournai équilibra les échanges à 22-28 à la
10e. Survolté (3X3 sur 3), Gemaljevic recevait
l'aide du duo Rados (1X3) - Mac Cants (dunk) et
le « BéCé » s'emparait pour la première
fois du commandement : 35-33. Toutefois, Maître
Jacques veillait au grain. Le Liégeois réalisa
en effet un remarquable 4 sur 6 de la grande
distance. En compagnie du rageur Potter, omniprésent
au rebond (15 prises, dont 7 dans le ce
quart-ci), ces deux figures furent à la base de
la sèche réplique orchestrée par le Spirou :
39-50.
Spirou
renversé...
Pour
autant, les Hennuyers occidentaux mordaient sur
leur chique et limitaient la casse au repos :
45-52. Ce mince écart laissait présager une
deuxième période ouverte. De fait, Charleroi
retomba de haut à la reprise. Le suspense
remonta de plusieurs crans en moins de trois
minutes, soit le temps nécessaire pour que Mac
Cants signe un 4 sur 4 synonyme de renversement
des rôles : 53-52. Mais, cette fois,
l'assistance eut largement
le temps de savourer la situation. La quatrième
faute de Mac Cants et la prise en charge plus
haute de Gemaljevic (1 sur 5), ne gâchaient pas
la fête. Car Charleroi balbutiait son basket
face à la match-up zone déployée par les
Rouges. Au grand dam de Giovanni Bozzi. « John
Jerome joue de malchance à quelques occasions.
Sans cela, nous n'aurions jamais concédé neuf
points de retard à 65-56 (27e). Nous disposons
des joueurs capables d'attaquer la zone en pénétration
ou de la puissance intérieure suffisante pour
nous imposer dans la raquette. Mais pour y
parvenir, s'appliquer constituait une condition
sine qua non. » ... avant un 0-14 Après 73-69
à la demi-heure, les Spirou répondirent enfin
à l'attente de leur entraîneur. Potter
et Huggins étaient alimentés à profusion. La
fatigue commençait à peser en face. À 77-71,
Colak écopait de sa quatrième réprimande et
le bateau prenait eau de toutes parts. L'égalisation
survenait à la 35e (79-79) et Charleroi signait
un 0-14 qui portait le score à 79-85. La quatrième
faute de Huggins précédait la sortie de Mac
Cants à 81-87, laquelle consommait la défaite
d'Estaimpuis, paraphée par Stas et Rowe. Le
différentiel enregistré dans le quatrième et
dernier round, 8 à 22, met amplement en lumière
la mainmise des représentants du Pays Noir sur
la partie... lorsque les affaires sérieuses se
précisèrent. D. A.
TOURNAI : 32 sur 73 (dont 8X3/24) ; 9 lf sur 13
; 29 rebonds ; 19 fautes :
Mac Cants éliminé à 81-87.
MASON 4-5, Veldeman 0-0, VAN DE KEERE 2-7,
Gemaljevic 21-2, RADOS 10-8, Mac
Cants 4-10, COLAK 0-2, VISNEVICS 4-2.
CHARLEROI : 35 sur 71 (dont 6X3/20) ; 16 lf sur
20 ; 38 rebonds ; 14 fautes.
ELLIS 9-0, ROWE 9-14, Jerome 5-6, Van de Vondel
5-0, HUGGINS 4-10, STAS
16-4, POTTER 4-6, Engellant 0-0.
Arbitres : MM. Jacobs et Joway.
BASKET-BALL
- Le miracle n'a pas eu lieu en nationale 1
Tournai-Charleroi 81-92
Invincibilité à domicile stoppéepour les
Tournaisiens... Invincibilité prolongée dans
le présent championnatpour les Carolorégiens.
VOILA qui résume le « choc » dominical vécu
hier après-midi par quelque mille quatre cents
spectateurs ravis du basket déployé par les
deux formations.
Grande
première et donc choc historique dû à la
venue des Spirous de Charleroi sur le parquet de
la salle des sports de la ville de Tournai, ceux
qui dominent le championnat de la tête et des
épaules, ceux qui se distinguent aussi en
Euroligue. C'est la onzième année consécutive
que Giovanni Bozzi est à leur tête mais une
année où il ne peut commettre d'impair. Seul
impératif, et il ne s'en cachait pas au point
presse d'après-match, c'est le titre : « Voilà
deux ans que nous échouons dans cette tentative
aussi les dirigeants ont bâti une formation
telle qu'on en a, je crois, rarement vu en
Belgique. Avec une telle armada de vedettes, on
ne me pardonnera rien. Il serait inadmissible de
louper les écussons nationaux mais bon,
j'assume match après match et vous conviendrez
comme moi que je n'ai pas à me plaindre du scénario
joué
par mes gars. »
Scénario
où le rôle de notre interlocuteur est de répartir
le plus intelligemment possible le temps de jeu
de ses stars. Ce qu'il fit d'ailleurs hier sans
que le rendement s'en ressente. « C'est ce qui
m'a d'ailleurs permis de prendre finalement le
dessus sur nos adversaires. Je m'attendais à un
match difficile. Bravo aux Tournaisiens qui
battront encore bon nombre d'équipes cette
saison ».
Un
avenir prometteur
Même
s'il a connu quelques soirées euphoriques dans
le cadre de la coupe de Belgique et la venue de
« grands » face à ses petits poucets de l'époque,
le président des « Sang et or », Jean-Pierre
Froehlich, attendait depuis longtemps cette
rencontre de championnat devant opposer « ses
» joueurs aux ténors actuels du basket belge.
En vérité depuis avril 1988 lorsque son club
fut sacré champion de...provinciale 4 et qu'il
décida de l'amener au sein de l'élite
nationale. Ses joueurs ont perdu ? Qu'importe
après tout. Ils n'ont pas fait moins bien que
les huit autres avant eux et surtout pas les
Ostendais, champions de Belgique, qui prirent la
pâtée (86-58) voici huit jours. Lisez par
ailleurs sa satisfaction. Pendant ce temps, ses
joueurs rentraient au vestiaire avec le
sentiment du devoir accompli. Après avoir préparé
de façon très professionnelle la rencontre,
ils avaient donné le meilleur d'eux-mêmes.
Quant à Werner Rotsaert, le mentor des
Tournaisiens, c'est très sereinement qu'il
effectua la classique analyse du match.
Vainqueur ou vaincu, il n'est pas du genre à
plastronner ou à gémir selon le score réalisé
: « Cinq minutes de trop... On a eu le match en
main mais j'ai alors manqué de banc : Wim Van
de Keere était cuit physiquement, Melvin Mac
Cants avait cinq fautes et aussi bien Colak que
Rados en comptaient quatre. Du pain béni pour
Rowe et Huggins qui tuèrent donc le match.
Avant cela, on a joué un super basket. Je crois
que c'est leur meilleur match mais le métier a
fait la différence sur la fin. L'expérience
européenne aussi non. » Quand on évoque le
Top 6, il ne veut pas en entendre parler du
moins maintenant : « Le championnat est long,
très long et la vérité d'aujourd'hui n'est
pas celle de demain. A fortiori celle de fin
mars. Travaillons, travaillons et construisons
une bonne équipe qui assurera son maintien le
plus vite
possible ». Compte rendu, points marqués et
statistiques figurent en nos pages
nationales.
PEMMS
REBONDS
Sold
out
Plus
question d'acheter une place pour assister à la
rencontre dimanche. Les cinquante dernières
avaient été vendues la veille : « Outre les
chaises réservées à l'espace jeunes, nous
avons ajouté deux cent quarante autres derrière
un des anneaux » ? nous dit le maître des
lieux Bernard Polfliet. Prochain grand
rendez-vous le dimanche 6 janvier avec Mons
Hainaut.
Ambiance
Si
le disk jockey de service anima la salle dès 14
h 15, un groupe de percussionniste chauffa
encore un peu plus la salle quelque dix minutes
avant l'entame du match avec bien sûr derrière
eux les sept pom pom girls. Les joueurs dans
tout cela ? Imperturbables et concentrés, ils
s'entraînaient à la ligne des lancers francs.
Opération
séduction
Entamée
lors de la venue de Louvain le 11 novembre
dernier sous forme de concours de lancers francs
en vue de l'octroi d'un VTT, la collaboration
avec Les Bastions s'est poursuivie samedi
dernier dans l'enceinte même du centre
commercial. Un stand du BéCé y avait été aménagé
avec vente quasi toute la journée de
mini-abonnements pour les prochains matches à
domicile, de tee-shirts, casquettes et autres
ustensiles constituant la panoplie de tout
supporter qui se respecte. Moment très attendu
: l'arrivée des joueurs de l'équipe première
dont la grande taille de la plupart fit
sensation auprès des nombreux badauds en cette
période de l'année. Les Wim Van de Keere,
Alton Mason, Melvin Mac Cants et coéquipiers
firent bon nombre d'heureux en leur dédicaçant
d'heure en heure des photos personnalisées et
des posters. Patience, patience
Sous
le titre « feu orange », nous faisions état
la semaine passée des bonnes nouvelles quant à
la guérison imminente de Bruce Chubick, victime
face à Louvain d'une déchirure musculaire au
mollet. On annonçait même qu'il reprendrait
les entraînements pour être sur le banc face
aux leaders carolorégiens mais une échographie
de contrôle passée lundi dernier est
venue calmer cet enthousiasme démesuré des
responsables sportifs de l'équipe. Explications
de Jean-Yves Vancoppernolle, responsable du
staff médical au sein du club : « Je peux
comprendre l'impatience de l'entraîneur de récupérer
son joueur mais la blessure ne date que de
quatre semaines et même si tout a été fait
pour accélérer la guérison, il s'avère que
la lésion n'est pas encore tout à fait résorbée.
Cette semaine, Bruce a donc poursuivi ses
exercices en piscine tout en faisant du vélo
sans résistance au fitness de Mouscron ».
Inspection
Évoluer en nationale 1 a ses exigences. Trois
contrôles sont ainsi prévus en vue de
l'attribution fin de saison de la licence leur
permettant de poursuivre parmi l'élite. Le
premier de ceux-ci s'effectue ici et là, les
deux autres étant prévus en
février et avril prochain. Vendredi dernier,
c'est Deloytt and Touch qui a reçu la délégation
tournaisienne (Sébastien Claeyssens, Guy
Vervaecke et Jean-Pierre Tricot) en ses bureaux
bruxellois pour examiner la trésorerie du club
: paiement des
joueurs, ONSS, TVA... Ce dimanche, c'était au
tour de Walter Deconinck de venir inspecter les
installations et les services rendus à la
presse : téléphones, fax, prises
d'ordinateur, parking, collation, scouting... Il
nous revient que l'inspecteur gantois s'est
montré satisfait. Nettement mieux que lors de
sa visite au Reginenhof de Louvain.
Ils
ont trouvé leur public
Pour
la première fois de la saison, les Tournaisiens
ont évolué devant un public enthousiaste et dévoué
à leur cause. Jamais encore on n'avait vécu
une telle ambiance dans les gradins. Il faut
dire que la venue de Charleroi avait été préparée
de longue date et que les dirigeants locaux
n'avaient pas lésiné sur les moyens pour
attirer le public. Résultat, 1400 personnes réunies
dans l'enceinte tournaisienne pour vivre un
spectacle de qualité mis en valeur par de
nombreuses animations pendant les temps morts.
De quoi réjouir un public qui vibra à de
nombreuses reprises et poussa les « Sang et or
» vers un exploit tout proche... Souhaitons au
club tournaisien de pouvoir fidéliser son
public afin qu'il porte son équipe vers les
sommets du basket belge. Et qu'il entame encore
longtemps la nouvelle chanson des supporters
inaugurée ce week-end : « Sur le Mont
Saint-Aubert, Le prophète Philibert... »
«
Il s'en est fallu de peu »
Les
traits marqués par la rencontre pleine de
suspense et de renversementsde situation qu'il
venait de vivre, le président du club
tournaisien retrouva bien vite ses esprits : «
J'y ai franchement cru durant le troisième
quart temps lorsque nous avons compté huit
points d'avance. D'ailleurs, j'y crois toujours.
On a je pense une grande équipe qui doit acquérir
l'expérience de matches pareils ». La défaite
ne le faisait nullement douter pour l'avenir de
son team : « Nous avons échoué mais avec les
honneurs. On a franchement inquiété Charleroi
durant trente-six minutes et là, il nous a
manqué un homme pour nous permettre des
rotations supplémentaires ». Faut-il ajouter
qu'il pensait à Bruce Chubick
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Wim
Van De Keere assassiné par Rik Samaey (Sportmagazine,
19/12/2001) |
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Né
le 10-08-1978 à Blankenberghe.
2m02,
88 kg, pointure 47.
Berchmans
Blankenberghe, Fairleigh Dickinson University,
Telindus Ostende, BC Tournai-Estaimpuis.
Position:
"Le 2 ou le 3, en tout cas sur
l'aile".
Joueur
favori: Charles Barkley.
Exploit:
"Le Mondial pour scolaires en Hongrie et
mes deux années aux Etats-Unis. J'ai pu jouer
40 minutes par match et j'ai même été sélectionné
dans l'All Star Team".
Pire
moment: "La défaite de Blankenberghe à
Damme. Nous avions une équipe très jeune et
nous affrontions le Damme de Rik Samaey.
Il restait dix secondes de jeu, nous avions le
match en mains mais nous l'avons perdu, alors
qu'il était décisif pour le championnat. Ce
fut un rude coup".
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Jumeaux
basketteurs (Sportmagazine, 19/12/2001) |
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Tous
deux ont grandi à Blankenberghe, ont émigré
aux Etats-Unis et sont maintenant de bons
joueurs de D1, internationaux qui plus est.
Tom et Wim
sont de véritables jumeaux, fruits de Jean-Luc
Van de Keere, lui-même ancien bon joueur de
basket. Il a notamment défendu les couleurs d'Avanti
Bruges et d'Ostende. Il est ensuite devenu le
premier entraîneur de ses fils à Berchmans
Blankenberghe, l'équipe où Jean-Luc a achevé
sa carrière, avant que ses fils n'y entament la
leur.
A
17 ans, Tom et Wim étaient titulaires de l'équipe
fanion de Blankenberghe (D2). A 19 ans, ils ont
réalisé leur premier rêve: jouer aux
Etats-Unis. Après un intermède de deux ans,
ils sont revenus en Belgique. Deux ans plus tard
encore, Wim est le pilier d'Estaimpuis, la révélation
du championnat, et Tom est le 6e homme de
Wevelgem. La carrière parallèle de deux frères
au caractère identique.
Estaimpuis
tourne très bien alors que Wevelgem marque le
coup, après un superbe départ...
Wim:
A Estaimpuis, nous n'étions soumis à aucune
pression au début de la saison. C'est un atout
de poids. L'approche décontractée de l'entraîneur,
Werner Rotsaert, nous convient bien.
Tom:
Nous avons gagné la Coupe du Roi et peut-être
avons-nous quelque peu gambergé. Il ne faut pas
non plus oublier que nous nous sommes toujours
inclinés au terme de matches très serrés.
Vous
vous êtes affrontés il y a quelques semaines.
Estaimpuis a gagné 92-93. Ce match
constituait-il un événement particulier pour
vous?
Wim:
Ce n'était pas notre premier affrontement. L'an
dernier, j'ai joué contre Wevelgem avec
Ostende. Mais cette fois, nous avons vraiment
joué tous les deux. Bizarrement, notre duel de
l'an passé a davantage attiré l'attention.
Tom:
Je trouvais ça spécial, chouette, mais je n'ai
pas modifié ma préparation du match pour la
cause.
Wim:
Sinon, on se met soi-même sous pression.
Tom:
Avant, on n'en a guère parlé à la maison.
D'ailleurs, en général nous ne discutons guère
de nos matches. Après-coup, nous y sommes quand
même revenus. Chacun espère que l'autre jouera
un bon match mais sans être trop brillant, pour
pouvoir gagner.
Echangez-vous
souvent des conseils?
Tom:
Davantage que dans le passé, quand nous jouions
ensemble à Blankenberghe. A l'époque, nous étions
sur le même terrain et nous avions déjà assez
d'occasions de parler.
Wim:
C'est logique, car nous réalisons maintenant
des expériences différentes. Par exemple, nous
échangeons des conseils sur la meilleure façon
de défendre face à certains joueurs. Jamais
nous ne nous critiquons.
Le
sommet belge, c'est toujours Ostende
Tom
a percé l'année dernière alors que Wim s'est
rongé les sangs sur le banc d'Ostende. Cette
année, c'est le contraire: Wim est de nouveau
au premier plan. Ce pas en arrière était-il nécessaire
pour votre carrière, Wim?
Wim:
Oui. Ostende ne constituait pas un choix très
malin. C'est évidemment facile à dire quand
tout est fini. Un sportif essaie d'atteindre le
sommet et en Belgique, c'est toujours Ostende.
Il serait évidemment plus facile de lire
l'avenir. J'y ai quand même beaucoup appris et
j'ai participé à de belles aventures: la
Coupe, le titre, la Coupe d'Europe... Même si
j'ai rarement joué, je considère avoir ma part
dans ces sacres. Pendant un an, j'ai beaucoup
travaillé à l'entraînement. Ensuite, j'ai eu
la possibilité de rejoindre Mons ou Estaimpuis
mais j'estimais avoir davantage de chances de
jouer ici. Je suis plus heureux sur le plan
sportif.
Tom:
Malheureusement, deux Américains occupent mes
positions de prédilection, l'aile et la
distribution. Il n'est pas évident d'évincer
Sneed et Harris. L'entraîneur de Wim lui
octroie beaucoup de libertés offensives alors
que Rajko Toroman m'emploie plutôt comme pur
tireur. En fait, je ne peux tirer que des trois
points. Une telle distribution des tâches est
restrictive.
Pour
des joueurs de votre taille, vous êtes très
polyvalents et vous avez un bon tir à distance.
L'avez-vous sciemment travaillé?
Wim:
Non, pas vraiment.
Tom:
J'ai le sentiment de perdre cette polyvalence,
justement parce que les entraîneurs me
confinent dans un rôle.
Wim:
J'avais ce sentiment aux Etats-Unis aussi. Tout
ce qu'on y attendait de moi, c'était des tirs
de l'extérieur. Rotsaert me permet d'exploiter
mes capacités.
Tom:
J'ai en effet l'impression de me spécialiser
sur les trois points, bien que ça n'ait jamais
été mon intention.
Avant,
ils ont dû étudier
Quelle
formation avez-vous eue?
Wim:
Notre père nous a apporté la base du basket.
Ensuite, nous avons joué à Blankenberghe, où
notre père entraînait les benjamins. Nous
sommes passés par toutes les catégories d'âge
avant d'atterrir en équipe fanion.
Pourquoi
n'avez-vous jamais préféré l'école
ostendaise, l'Ajax du basket? Ce n'était pas très
loin.
Tom:
Mais était-ce vraiment mieux? Nous avons reçu
une bonne formation à Blankenberghe et nous
avons pu effectuer nos débuts en D2 à 17 ans,
ce qui nous a permis d'acquérir de l'expérience.
C'est plus utile que de gagner tous ses matches
avec vingt points de différence, non?
Wim:
En plus, l'école ostendaise venait de démarrer
et n'avait donc pas encore de réputation. Nos
parents attachaient beaucoup d'importance aux études.
Nous pouvions combiner sport et études à
Blankenberghe. Maintenant, Tom et moi sommes en
possession d'un diplôme d'interprétariat.
Vous
a-t-on élevé dans le basket?
Wim:
Non, pas du tout. Nos parents ne nous ont rien
imposé. Nous avons tâté de tas d'autres
hobbies. Judo, natation, et même des leçons de
piano. Mais nous avons mordu au basket de nous-mêmes.
Tom:
Nous aimons notre sport, sinon, nous n'aurions
pas émergé. Nous ne comprenions pas que notre
père avait lui-même été basketteur
professionnel. Nous ne l'avons jamais vu jouer.
Nous avons davantage suivi les matches et les
entraînements de Blankenberghe quand il en est
devenu entraîneur-adjoint. Nous nous exercions
à l'anneau pendant que l'équipe fanion s'entraînait.
Wim:
L'idée est venue progressivement. Je veux faire
ça aussi! Nous ne nous sommes jamais sentis
dans l'obligation d'embrasser une carrière en
basket.
Ils
ne terminaient jamais un un-contre-un!
Jouiez-vous
souvent un contre un?
Wim
et Tom se regardent: Avant, oui.
Wim:
Nous avons cessé il y a environ quatre ans, car
ça finissait toujours par une dispute.
Tom:
Au point que nous n'avons jamais pu achever une
partie. C'était très dur. Vous savez comment
ça va. On se battait pour chaque point, on le
contestait... Maintenant, nous entamons de temps
en temps un match mais il faut dire que nous
nous sommes calmés avec l'âge.
Wim:
Nous sommes plus adultes. Avant, nous étions très
émotionnels, nous n'acceptions pas de perdre.
Nous avions souvent des discussions avec
l'arbitre ou avec des équipiers. L'entraîneur
nous a fait comprendre que nous gaspillions
notre énergie. En s'énervant, on perd la moitié
de ses capacités sur un terrain.
Vous
ne vous êtes jamais disputés avec l'entraîneur?
Wim:
Non. On ne conteste jamais un entraîneur. C'est
profondément ancré en nous.
Comparez
vos entraîneurs actuels.
Wim:
Werner Rotsaert nous dit avant chaque match:
-Amusez vous.
Tom:
N'importe quel joueur irait au feu pour un entraîneur
pareil. Toroman est son contraire. Il contrôle
tout. C'est une obsession. Si quelque chose ne
lui plaît pas, on l'entend. Il vous teste
pendant les premiers mois puis vous vole dans
les plumes. Toroman veut apprécier votre réaction
et votre résistance mentale.
Ils
doivent beaucoup s'entraîner
En
1998, vous avez émigré aux Etats-Unis, à la
Fairleigh Dickinson University. Etait-ce un rêve
ou une étape logique de votre carrière?
Wim:
Pour un jeune, le monde du basket américain
paraît inaccessible. Nous avons participé au
Nike Summercamp de Pittsburgh, un tournoi auquel
assistent beaucoup de scouts des collèges. J'ai
gagné le free-throw contest et Tom a été
champion des trois points. Nous nous sommes
retrouvés à Fairleigh...
Tom:
Je n'y ai guère joué mais malgré tout, j'y ai
beaucoup appris. En Belgique, nous n'avions que
deux entraînements par semaine. Comme nous
allions toujours à l'école, il était
difficile de nous entraîner en-dehors du cadre
du club. Là, nous n'avions que trois heures de
cours par jour. Le reste du temps était consacré
au basket. Nous disposions de toutes les facilités
voulues. A n'importe quel moment de la journée,
nous avions accès à la salle de basket ou de
fitness. En plus, deux fois par semaine, chaque
joueur avait des entraînements individuels.
Wim:
Ce sont les efforts que vous consentez en-dehors
des entraînements qui vous font progresser. Aux
Etats-Unis, nous en avions le temps. Un autre
monde s'est ouvert à nous. Car pour un Européen,
les études ne sont pas très difficiles, là-bas.
Comment
avez-vous vécu ce passage au basket américain?
Wim:
Techniquement et tactiquement, les Européens ne
sont certainement pas inférieurs. Les Américains
sont plus forts physiquement et moralement.
C'est la principale différence. Leur vitesse
d'exécution est nettement supérieure. Nous
n'avions pas l'habitude d'affronter des joueurs
de notre taille sur les ailes.
Vous
avez les mêmes qualités. Avez-vous également
les mêmes faiblesses?
Wim:
Au fond, oui. Nous manquons de vitesse latérale
et d'explosivité. Nous travaillons ces points
ensemble.
Tom:
Pendant l'entresaison, nous avons été courir
ensemble et nous avons suivi le programme d'un
kinésithérapeute de Blankenberghe. Nous allons
aussi au fitness ensemble. Mais nous n'avons pas
un gabarit imposant. Il est donc logique que
nous ayions les mêmes qualités et que nous préférions
les ailes.
Vous
êtes concurrents, en fait?
Wim:
Oui. Nous devions suivre chacun notre chemin
pour réussir. Un jeune Belge éprouve déjà
assez de difficultés à s'imposer en Belgique.
Si, en plus, nous nous étions fait de la
concurrence...
Tom:
Nous avons réalisé, aux Etats-Unis, que nous
jouions ensemble pour la dernière fois. En
plus, Wim était titulaire à Fairleigh alors
que je ne jouais pas du tout. On s'intéressait
donc beaucoup plus à lui. Il pouvait rejoindre
Ostende, moi, j'étais déjà heureux de signer
à Wevelgem.
Ils
sortaient à New York
Vous
n'avez pas été jaloux?
Tom:
Non, pas du tout. Au contraire, j'étais heureux
qu'il s'impose aux Etats-Unis. Ne pas jouer et
être seul eût été bien pire. Je me suis
quand même bien amusé. Wim a simplement saisi
sa chance.
Wim:
J'ai reçu une chance, pas Tom. Je ne sais pas
pourquoi.
Tom:
Nous étions dans une équipe formidable, avec
six étrangers. Des internationaux du Nigeria,
de Côte d'Ivoire, d'Islande. Nous sortions
ensemble à New York. Ce n'était donc pas si
mal. On nous accordait beaucoup d'attention. En
rue, les gens nous abordaient et demandaient
pour quelle équipe de basket nous jouions. En
Belgique, les gens nous jettent un coup d'oeil
mais n'osent rien demander.
Etre
sans cesse présentés comme les jumeaux
basketteurs ne vous gêne pas?
Tom:
Non. C'est ainsi. J'espère simplement que cet
intérêt ne vient pas seulement du fait que
nous sommes de vrais jumeaux mais que notre
basket est convaincant.
Wim:
La plupart des gens ne savent même pas qui est
qui. Je pense qu'être jumeaux constitue un
avantage. Etre le petit frère, comme Paul
Bayer, doit être plus difficile à vivre. Paul
a vraiment un complexe. Nous, nous nous
stimulons mutuellement. Grâce à la présence
de Tom, il y a toujours compétition. Si Tom va
au fitness, je ne peux pas rester dans mon
fauteuil, par exemple.
Tom:
C'est un fait, on nous pose sans cesse les mêmes
questions-clichés. Mais je peux l'assurer:
jamais nous n'avons échangé nos copines à
leur insu! (ils rient)
Wim:
Aux Etats-Unis, nous en avons parfois profité.
Quand l'un de nous voulait fainéanter, l'autre
allait au cours et signait à sa place. Mais
sinon, nous sommes très corrects...
Matthias
Stockmans
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